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La liberté intérieure


 



La liberté intérieure

Conférence donnée en cours de méditation par Jaya Yogacharya le 5 dec 2014


Dans la pratique de l’éveil de la kundalini, nous travaillons les exercices du kriya yoga et ceux-ci concernent les trois avant-derniers stades de la fameuse classification de l’Asthanga yoga du Raja yoga de Patanjali, à savoir :

- Pratyahara, le retrait des sens, Dharana, la concentration et Dhyana la méditation.
Pour ceux qui les connaissent :

- Pratyahara concerne les exercices jusqu’à tadan kriya ;

- Dharana concerne actuellement les exercices en cours,

- Dhyana finalisera la série.

Dans l’asthanga yoga, le yoga aux huit branches, le dernier anga ou pilier est le samadhi, à savoir l’illumination, la dissolution. Comme les stades précédents, il est lui-même fait de différents degrés de pratique et de connaissance.
Cette arborescence du savoir et des pratiques est à l’image de la progression spirituelle. Sur ce modèle fractral, il est toujours possible d’affiner en profondeur les pratiques, des plus simples aux plus complexes et leurs expériences conséquentes qui procurent ainsi un élargissement de la conscience de plus en plus grand et subtil.

Dans les différents traités, parfois très anciens, nous trouverons des ajustements des commentateurs, qui, sans être contradictoires, laissent à penser bien souvent la complexité de ces pratiques.
Ainsi par exemple, alors que la majorité des textes valident la représentation iconographique de deux pétales pour l’ajna, nous trouverons d’autres auteurs indiquant un total de 96 pétales faits de 48 ondulations sur chaque pétale. Le brusque saut de 16 rayons de vishuddhi à 96 rayons d’ajna représenterait la variété de la force primordiale, disons la multiplicité de la shakti.
Cette théorie par exemple, abordée par C.W Leadbeater, prêtre anglais et théosophe du début du 20 e siècle, ne relève pas des théories classiques indiennes. A mesure que nous pénétrons dans les sphères spirituelles supérieures qui transcendent les limites conventionnelles de l’expérience humaine, nous nous trouvons face à des manifestations complexes et multiples de la shakti qu’il est difficile de décrire.

Pour d’autres auteurs encore, l’ajna chakra est à la base de sept chakras mineurs qui s’étagent entre lui et sahasrara, représentant à une octave supérieure tout l’ensemble des chakras précédents.
Lorsque l’on aborde la symbolique propre à l’ajna, l’on se rend compte de cette complexité par les nombreux attributs qu’il renferme et les concepts nécessaires d’assimiler pour entreprendre son ascension.

Intériorisation, introversion, introspection, appropriation des facultés intérieures peuvent exprimer ce qu’est le Pratyahara.
Pratyahara, vient de la racine « hṛ », qui signifie ; prendre avec soi, enlever, dérober, retenir, précédée des préfixes «  ā » indiquant le sens de complètement et de «  prati », indiquant le mouvement en sens contraire, le retour.
Pratyahara commence donc par la maîtrise absolue des sens, leur retour, mais c’est aussi la découverte de notre appartenance au monde de l’esprit. Nous ne sommes pas qu’un système cellulaire en interactivité avec un univers extérieur, nous sommes aussi un autre à l’intérieur qui peut parfois s’avérer être le pire ennemi ou le meilleur des amis.
Notre véritable « Je ».

Le yoga est là pour faire prendre conscience de la liberté intérieure, ou du moins, de la faire naître.

Souvent lorsque quelqu’un subit une addiction, tabagisme, ongles rongés, boulimie, etc., il est important bien sûr, de trouver pour cette personne une démarche de soin, mais plus important est de lui faire comprendre le degré d’asservissement qu’elle se crée elle-même et cette incapacité à être libre intérieurement.
Le yoga est étroitement lié à la libération, moksha. Du point de vue technique tantrique, le yoga et la libération sont indissociables et ne peuvent être acquis sans un travail de purification et d’énergétisation de tous les nadis.
Dans l’ayurvéda, il est dit que la santé est basée sur des facteurs moraux, qui consistent justement en la maîtrise des sens.

La pureté est l’attention portée sur le fait que l’on est aussi sensible et accessible à l’impureté.
Pour les yogis, le corps comporte des portes, des points vitaux, voire des points secrets, par lesquels l’énergie passe, s’arrête ou s’échappe. Par exemple, les yeux, le nombril (nabhi chakra) font partie de ces points et certaines techniques de souffle leur sont associées. Parmi ces points dits les marmasthanas (marma point et asthana secret), l’ajna chakra est un des points majeurs, si ce n’est le plus important. En yoga, il nous faut aller plus haut, ce qui signifie concentrer manas sur le crâne pour arriver à la libération. C’est l’éveil d’ajna qui permettra Prajna, l’ultime prise de conscience et la dissolution du mental.
Cette dissolution du mental signifie qu’aucune zone de l’être ne résiste avec dureté. 
Il ne doit plus y avoir de zone d’ombre en vous pour prétendre à l’éveil
.
Le chemin est long pour devenir clair, pénétrant, et limpide, d’où la nécessité de regarder intensément à l’intérieur.

Dhārana vient de la racine «  dhṛ » qui veut dire soutenir, et qui a donné aussi le nom dharma, en tant que soutien du monde. Il lui est souvent associé la notion de rétention ou fermeté du mental.
Dharana est le maintien du mental dans les régions du corps selon que tel ou tel élément y prédomine. Les cinq éléments sont présents dans chacune de ces régions mais à des degrés divers.
Les éléments sont ainsi les dharanas du corps et les "dieux" ou forces cosmiques concentrés dans ces éléments les soutiennent.
Dharana désigne donc la concentration soutenue du méditant qui retient le mental sur telle région du corps, sur tel élément, sur tel dieu ou telle force.
Dharana est donc aussi la présence des dieux dans telle région du corps.

Ainsi donc, la terre est essentiellement dans muladhara chakra et elle est régie par Brahma.
L’eau est dans swadhisthana et est régie par Vishnu,
le feu de manipura est régi par Rudra,
l’air d’anahata est régi par Isha Siva Ishwara),
et enfin vishuddha dominé par l’éther est régi par Sada siva en tant que Siva suprême des Pancha Vaktra (les cinq Siva).
Quant à l’ajna chakra, considéré comme étant au-delà des éléments, c’est là qu’il convient donc de porter l’attention dans les stades avancés de dharana.
Ces dharanas ou méditations sur les éléments apportent des siddhis (pouvoirs) diversifiés :
ainsi la maitrise de la terre apporte la stabilité ;
celle de l’eau, l’affranchissement vis à vis des maladies et des désirs ;
celle du feu produit l’indestructibilité ;
celle de l’air, la mobilité absolue,
et celle de l’éther, qui est avec la lumière et le souffle, une des trois manifestations privilégiées de l’être, engendre la libération des plans supérieurs.
Ces siddhis se développent par les exercices de concentration, les méditations ou les kriyas que vous pratiquez.

La vraie concentration est la reconnaissance de la vraie nature de l’ātman, à savoir l’âme et du « Je », en tant que sujet qui fait ses expériences.

"Ainsi le temps fabrique et distribue des histoires individuelles, différenciées par leurs jouissances diverses, dans un processus événementiel, considéré par les sages comme étant illusoire".

Dans un cours par exemple, vous êtes des sujets solidaires faisant des expériences communes et pourtant individuelles. Et vous y faites l’expérience du « Je » qui s’expérimente en tant qu’absolu. En oubliant les dates et les lieux, il y a dépassement et intuition de la réalité sous-jacente. C’est dans la méditation que le « Je » trouve sa valeur réelle et relative.

Au stade de vos exercices actuels, que ce soit en méditation ou en kriya, le sujet, Vous, et l’exercice ou la méditation sont encore perçus différenciés. Tout l’art de la progression spirituelle va être de transcender cette dualité en dépassant votre propre subjectivité.

La concentration alors devient Dhyana, méditation et Samadhi, réalisation de cet objectif d’immersion dans l’absolu.
Dhyana commence par le ressenti psychologique d’un état de tranquillité.
C’est-à-dire un état qui quitte les problèmes et limitations existentielles. Mais plus encore, c’est le ressenti d’une harmonie entre le jivātmā, l’âme individuelle et le paramātmā, l’âme cosmique.
L’intériorité ne se trouve que si les limites extérieures ont été reculées, loin du monde. A.Camus, dans le mythe de Sisyphe, écrit :

« On reconnaît sa voie en découvrant les chemins qui s’en écartent ».

Pour qu’un pratiquant puisse faire l’expérience océanique de l’oubli du monde et la fusion avec la réalité absolue, il lui faut être en accord avec son âme, sa profonde nature.
Le dharma, à savoir ce qui relève des lois, des devoirs et des actions qui déterminent le chemin de vie, met en avant l’idée que l’action règle ou dérègle cette harmonie entre l’homme et le monde. Mais il ne s’agit pas de se plier à une loi déterminée par autrui selon des codes de bonne conduite.

Il s’agit de dégager une conception personnelle de la loi de vie et de la vivre en terme de cheminement et de travail spirituel.


Ainsi pour parfaire la pratique, il semble important de comprendre quel moment ou tel autre sera propice à la pratique avancée.
De la même manière que dans l’existence, vous sentez parfois qu’il vous faut changer, prendre des décisions, de la même manière, dans la pratique, des signes indiquent les périodes de maturité, d’initiation, de changement. C’est alors qu’il faut se perfectionner, réguler le souffle plus savamment.
Pour les disciples recevoir un mantra, un mudra. Accomplir tel rite particulier, faire tel type de méditation, appliquer les clés qui vous ont été données, ne serait-ce que pratiquer chez vous.

Il faut personnaliser ses actions avec une égalité d’âme  ; savoir inclure plus encore la fraternité qui consiste à ne pas s’isoler par dépit ou par haine du monde.

Le guide, quant à lui, doit savoir plus que jamais faire un enseignement adapté à ceux qui le veulent, selon leurs samskaras, leurs âges et leurs environnements.

Le sage incarne la sagesse et prend plaisir au dharma, à la loi personnelle.
Le beau dharma du sage est en effet accompli par des actes éternels (Nitya-karma).
Ces actes propres à l’éthique du yoga sont les actes "pour-autrui "et les actes "pour-soi" et sont rituels et sacralisants.
Ils ont la magie de situer le méditant dans la proximité de l’absolu.
Les sages embrassent la cause, dharma-moksha, la loi spirituelle, qui a pour fondation tapas, la discipline.
A vous de faire de même.
Hari om Tat Sat


Jaya Yogacharya


Bibliographie :
« Yogayājn͂avalkyam, corps et âme selon Yājn͂avalkya » de Philippe Geenens aux edts Gallimard.
« Corps subtil et corps causal » de Tara Michaël aux edts courrier du livre.
Commentaires et adaptation de Jaya yogacharya

 

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FORUM DE L'ARTICLE

  • La liberté intérieure
    17 décembre 2014

    Bonjour Jaya
    je suis à la fois très admirative de cet enseignement et très fière de pouvoir le suivre. Il nous montre le chemin, nous donne les clés pour le parcourir voire l’éclaire ! Et vous êtes toujours là pour nous encourager à faire un pas de plus, un pas plus juste !
    Très admirative de votre force, de votre volonté, de votre générosité !
    Mais pas toujours très fière de voir les excuses prétextées pour ne pas faire, ne pas utiliser ces clés qui nous sont offertes pour avancer !
    Le chemin n’ est peut être pas si difficile à suivre mais la discipline .......
    Courage et humilité s’imposent ...
    Mille mercis Jaya
    Patamga


 
 
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