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Mensonge ou Vérité ?


 

Mensonge ou Vérité ?

Conférence donnée par Jaya Yogācārya en cours de méditation le 5 mai 2017

Rappelez-vous la dernière fois, nous avons fait une joute oratoire sur trois thématiques qui posaient les questions respectives suivantes :
- « La sagesse s’enseigne t-elle ? ».
- « Change t-on en vieillissant ou révélons-nous notre véritable nature ? ».
- « Préférez-vous avoir la paix en mentant ou faire la chasse aux mensonges pour avoir la paix ? ».

Nous allons reprendre la problématique de la 3e question.
Lorsqu’on aborde ce trait ancien et universel de la nature humaine qu’est le mensonge, nous devons nous poser deux questions fondamentales :
« Qu’est-ce que le mensonge ? » (quelles en sont sa réalité et sa nature ?)
et la seconde, sur un plan moral,
« Avons-nous le droit de mentir ? ».

Nombreux furent les philosophes et les auteurs antiques à traiter de ce thème.
Pour la philosophie antique orientale, qui est indissociée de la spiritualité, la notion du mensonge est posée de suite en terme de règles morales ou religieuses.
Les auteurs antiques occidentaux, de par la nature de la philosophie occidentale qui est davantage dans la spéculative intellectuelle et moins spiritualiste, vont aborder ce thème en différenciant deux faits apparemment identiques ; « mentir » et « dire un mensonge ».
"Pour eux, mentir ne signifiait pas dire quelque chose de faux, mais dire le faux en mentant en vue de tromper l’autre ».

Entre « dire un mensonge et mentir », ils y voyaient une grande différence.
Celui qui ment ne se trompe pas, mais désire tromper l’autre.
Celui qui dit un mensonge le dit soit par volonté effectivement de tromper, soit pour avancer une information erronée et se tromper lui-même.
Les anciens recommandaient :
« L’homme de bien doit se garder de mentir, l’homme prudent de dire un mensonge. »

Platon, -427,-348 av JC, philosophe de la raison, distinguait deux sortes de mensonges ; le mensonge véritable et le mensonge en paroles.
Le premier était pour lui le mensonge énoncé de façon déterminée qui crée dans l’âme de celui que l’on trompe, l’ignorance et la peur. Platon disait que le mensonge le plus grand était celui porté contre les dieux, le considérant comme un blasphème.
L’autre mensonge selon Platon était le « mensonge en paroles ».
Contrairement au premier, celui-ci, à ses yeux, n’était pas préjudiciable à autrui. Dans la définition qu’il en donne, Platon insiste sur le fait que ce mensonge peut être utile voire licite à l’égard de ceux dont la folie ou quelques errements de jugement leur feraient entreprendre quelque chose de dangereux ou de néfaste.
Le mensonge devient alors un moyen thérapeutique, un outil susceptible de les en éloigner.
Platon validait l’idée de l’utilisation de ce remède aux seuls gens de pouvoirs, aux hauts responsables, à ceux qui gouvernaient la cité, sous réserve de leur autorité morale. Le simple citoyen menteur ou bien pouvant être accusé de mensonge et risquant de déstabiliser l’ordre de la société, pouvait être sévèrement puni. Les dénonciations du pouvoir ou les revendications étaient ainsi facilement enrayables.
Le maintien du pouvoir s’aligne ici sur le mensonge tactique de ceux qui gouvernent.
Le noble mensonge étant celui des gouvernants à convaincre les citoyens qu’ils sont tous frères, tout en étant différemment constitués et nantis par les dieux.
Notre mode social n’a guère changé depuis.

«  La véracité n’a jamais figuré au nombre des vertus politiques et le mensonge a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les affaires politiques » déclarait Hannah Arendt, politologue du 20°s.

Les stoïciens grecs av JC, pour revenir aux antiques et à leur rigueur morale, ne faisaient aucune place au mensonge ! Pour eux, l’homme sage ne peut se tromper ni tromper autrui car il est sensé réunir en lui toutes les vertus et vivre en accord avec la nature universelle.
Cependant, selon les circonstances de l’existence, le sage peut s’adapter à ce qui est raisonnable, et à ce titre là, le sage peut être amené à faire usage de subterfuges pour le bien d’autrui. Souvent, le sage utilisera le mensonge à l’égard des méchants, la finalité du mensonge utilisé étant de susciter une réaction positive en eux. Le mensonge peut donc être utilisé pour faire du bien à autrui mais ne doit pas être utilisé à des fins personnelles égoïstes.
Nous pouvons retrouver la même stratégie dans l’enseignement du guide spirituel oriental.

Les pères de l’église présentèrent face au mensonge les similitudes des auteurs antiques. En posant leur réflexion sur le plan humain mais aussi théologique, tous reconnurent l’opportunité du mensonge utilitaire dans l’intérêt de l’individu ou du collectif, à condition que l’intention morale soit sauve.

Benjamin Constant, 18°S , disait ceci : «  Le principe moral que dire la vérité est un devoir, s’il était pris de manière absolue et isolée, rendrait toute société impossible. Qu’est ce qu’un devoir ? L’idée de devoir est inséparable de celle de droit : un devoir est ce qui, dans un être, correspond aux droits d’un autre. Là où il n’y a pas de droits, il
n‘y a pas de devoirs. Dire la vérité n’est donc un devoir qu’envers ceux qui ont droit à la vérité. Or nul homme n’a droit à la vérité qui puisse nuire à autrui.
 »
Là encore, B.Constant défend le droit de mentir par humanité.

Emmanuel Kant de la même époque en philosophie, va se positionner.
Kant va maintenir le fait que le mensonge est toujours répréhensible, que le mensonge n’est jamais juste.
Pour lui, toutes les personnes naissent avec une valeur essentielle qu’il appelle dignité humaine. Cette dignité est cette aptitude à la liberté de pensée, à l’autonomie de notre propre décision.
Pour Kant, « le mensonge corrompt la capacité morale de l’homme. »
Il empêche autrui d’agir rationnellement et librement.
Autrement dit, mentir remet en cause la dignité d’autrui.
Ainsi il réfute tout droit à mentir. Pour lui le mensonge est moralement répréhensible.
Kant dira que le mensonge nuit toujours à autrui, même s’il ne nuit pas à un autre homme, il nuit à l’humanité en général et rend vain le droit de chacun.
La véracité étant un devoir formel de l’homme à l’égard de chacun.

Le contraire de la vérité est la fausseté : dire la vérité est considérée par les défenseurs de la vertu, les moralistes, comme une règle sacrée.

Le devoir de vérité envers soi-même est il compatible avec nos devoirs envers les autres ?
Ces deux devoirs pour Kant sont indissociables.
Il déclare :
« On ne saurait entretenir de relations morales avec les autres si l’on manque aux devoirs envers soi-même ».
Nous avons quelque part, un impératif de sincérité dans l’utilisation du langage. Cela nous engage à une responsabilité morale.
Pour Kant, la trahison de notre nature est un péché intolérable. Le rapport entre Vérité et Actes de paroles n’est pas réglé par les normes sociales du moment mais par des principes transcendantaux qui façonnent la nature même de la communication humaine.

Mais alors, où et comment la vérité apparaît-elle dans la communication ?
La différence entre le petit mensonge, l’omission ou le boniment et le mensonge grave est la distinction qui existe entre le contenu d’une assertion et les implications conversationnelles, selon le philosophe contemporain P. Brice.
D’un point de vue linguistique et sémantique, une assertion est une proposition de forme affirmative ou négative, qu’on avance et qu’on donne comme vraie.

Chaque assertion décrit ou exprime un fait, un état des choses.
Si je dis « la table est sur le tapis » et qu’il n’y a pas de table sur le tapis, j’ai prononcé une assertion fausse.
Si je sais qu’il n y a pas de table, alors là, j’ai menti, j’ai trompé et j’ai brisé le lien sémantique naturel, à savoir le lien sacré entre ma pensée, le langage et la réalité du monde.
Si je persuade quelqu’un, j’ironise, j’évite une réponse directe à une question gênante, ce sont des attitudes non représentées dans le sens linguistique des phrases et elles ne permettent pas, en principe d’exprimer la vérité. Et pourtant ! Je peux dire le vrai et rendre implicite le faux, à savoir le laisser imprégner mon discours en dehors de l’acte linguistique, en laissant mon interlocuteur déduire, par un de mes gestes ou un regard, mon intention. « Pour les linguistiques contemporains, tout ce qui est impliqué logiquement par une assertion acquiert la même valeur de vérité que l’assertion elle-même. »
Celui qui parle laisse entrevoir à celui qui écoute des implications et lui laisse la responsabilité de les interpréter ou pas.
L’assertion porte en elle la vérité de ce qu’elle exprime mais le langage peut extrapoler le vrai du faux.
La communication dépasse les limitations du langage ou le corrompt.

La vérité est-elle un ingrédient naturel ou inaltérable de la communication ?

Nous avons depuis bien longtemps perdu cela dans ce monde de superficialité.
Seuls les poètes ou les philosophes, les chercheurs scientifiques ou les quêteurs de vérité spirituelle s’en préoccupent.

Aujourd’hui, l’esprit humain est si aiguisé en terme de stratégie et si peu préoccupé par l’éthique, que toute communication humaine basée ou codifiée par des mots, n’est qu’une partie de ce qui en principe doit être communiqué. dit G. Orrigi.

La vérité aujourd’hui est encore moins le garant dans l’échange entre deux personnes qu’avant.
Elle est une norme, un modèle non idéal parmi d’autres, autour de laquelle
on peut orienter l’interprétation.
Aujourd’hui, nous n’utilisons plus de critères hautement chargés moralement de vérité pour interpréter ce que disent les autres.
C’est une jungle où il faut savoir quel langage vous parlez. Celui du tigre, de la hyène ou du mouton ?

« Aujourd’hui, ce n’est pas la quête de la vérité qui compte dans nos échanges avec autrui, mais un principe cognitif d’intérêt, de bénéfices potentiels de ce qu’on nous communique ou dit par rapport aux coûts de traitement de l’information .
Lorsque nos contemporains communiquent, ils s’efforcent d’être pertinemment productifs pour leurs interlocuteurs, en assurant aux derniers un bénéfice cognitif au coût le plus bas."
Les nouveaux supports de communication numérique ont avantagé cela considérablement dans la qualité, mais aussi dans le pire et la dénaturation du beau langage par tous les outils de raccourcis grand public.
"Lorsque nous communiquons ainsi, nous attendons en retour, l’équivalent en terme de bénéfice d’informations à faible coût ", disent la philosophe Deirdre Wilson et l’anthropologue Dan Sperber.

Le constat : la morale n’est plus d’actualité !
Si nous sommes animés par un idéal de la vérité, nous imprégnons nos paroles et nos actes de la responsabilité morale qui va de pair.
Alors, même un mensonge peut devenir responsable. Nous prenons toujours de toute façon, une grave responsabilité vis-à-vis de celui que l’on trompe.

Aujourd’hui, le monde est un monde parfois de mensonges responsables mais plus souvent un monde de bêtises irresponsables. dit l’écrivain H.G. Frankfurt.
Beaucoup ne se donnent plus la peine d’anticiper la gravité des conséquences dues à leurs paroles mensongères et leurs stratégies trompeuses.
Beaucoup offensent la vérité sans s’en rendre compte.

Alors dans tout cela, que devient le yogi et son éthique ? Sa quête de vérité ?
Mensonge va de pair avec vérité !

« Sate Hitam satyam » सते हितं सत्यम् « ce qui conduit vers sat सत », l’être réel.
Satya सते est la « vérité », traduit aussi par « réalité ».

Dans le yoga, la notion de vérité associée à la réalité universelle est associée à la notion du Divin. Au divin est associée la notion de pureté par excellence.
Pour Gandhi गांधी, « Vérité » était le nom le plus important de Dieu.
Dans le bouddhisme, Satya est traduit par « vrai ».
Dans le jaïnisme, Satya est un des cinq vœux primordiaux que fait un moine, vœu de sincérité ou de vérité. Tous les moines ascètes doivent y adhérer.
Mais le mensonge avec discernement, le mensonge utilitaire et protecteur est toutefois laissé au jugement du sage.

Satya vishwas सत्य इश्वस् sera donc la vraie croyance, Satya karma कर्म, la vraie action. Satya loka लोक, sera ce qui est plus haut que le ciel même. Satya yuga युग est l’âge d‘or des quatre âges cosmiques.

En contre partie de Satya, nous trouverons Duruktā दुरुक्त pour les mauvaises paroles, asatya असत्य pour ce qui est faux, apavāda अपवाद pour la non connaissance, l’erreur, vadati वदति pour ce qui est faux, là encore.

Dans l’Aṣṭāṅga yoga अष्टाङ्ग , Satya est un des cinq premiers Yama यम qu’il est fondamental d’avoir réglé avant de commencer toute pratique yogique. Avant même les Āsana आसन et les Prāṇāyāma प्राणायाम.

Ahiṃsā अहिंसा est la non-violence, Satya सत्य est le fait de dire la vérité, Asteya अस्तेय est l’honnêteté, Brahmacārya ब्रह्मचर्य est le contrôle des sens et de la sensualité, Aparigraha अपरिग्रह est la non possession des biens matériels.

Le Sutra 36 du Sadhana pada des sutras de Patanjali dit ceci :

« Satyapratisthâyâm kriyâphalâshrayatvam »

सत्यप्रतिष्ठायां क्रियाफलाश्रयत्वम्

Satya सत्य = véracité ; pratiṣṭhā yam प्रतिष्ठा = en étant fermement établi ; kriyā क्रिया = action ; phala फल = résultat ; ashrayatvam श्रयत्वम् = la base

« Quand on est fermement établi dans la véracité, les actions produisent des fruits entièrement dépendants de cela. »

Lorsque l’aspirant en yoga s’établit dans la véracité, qu’il la pratique comme une loi universelle, indépendante de l’époque, du pays, de la naissance et des circonstances, il développe en lui une espèce de Buddhi बुद्धि divine, une intelligence. Par là, il est capable d’acquérir le résultat de son karma selon son seul désir.
D’habitude, le résultat du karma est indépendant de nos désirs plus moins anarchiques, mais il n’en est pas ainsi avec un homme qui a perfectionné la véracité, dit Swami Satyananda Saraswati.

Si l’étudiant est sincère, il atteint la vérité du verbe.
Tout ce qu’il dit devient vrai.

Dans le yoga, on appelle cela le «  discours psychique ».
La pratique de la véracité développe en soi un pouvoir et le mental devient un miroir tellement clair qu’il réfléchit tout ce qui passe par le discours qu’il tient.
Le discernement sous-tend chaque parole et chaque mot est imprégné de puissance spirituelle.
Cette attitude met un sceau d’une grande réserve sur le véhicule du discours, nous dit le yogi dans « Propos sur la liberté ».
Que veut dire cela ?
D’abord, cela signifie que tout ce que le yogi dit devient vrai.
Ensuite, cela signifie que le résultat des actions est déterminé par la seule volonté, Icchāśakti इच्छाशक्ति

C’est cela le contrôle de la langue.

Le mensonge est une véritable affliction, un klesha क्लेश de premier ordre pour
le mental qui nourrit Avidyā अविद्या, l’ignorance et l’éparpillement.
Les klesha apportent avec eux, la souffrance et l’illusion.
Avidyā , l’ignorance, est la source d’Asmitā अस्मिता, le sentiment de l’égo, de Rāga राग, l’attraction, de Dveṣa द्वेष, le dégoût, d’Abhiniveśa अभिनिवेश, la peur de la mort. Tout cela est en vérité klesha क्लेश les afflictions, et elles sont de grands obstacles sur le chemin du chercheur spirituel.
Être en ordre avec le cosmos et mener une vie basée sur la vérité et la préservation, voilà la vraie sagesse.

Hari Om Tat Sat
हरिः ओम् तत् सत्
Jaya Yogācārya

Bibliographie :
- « Propos sur la liberté » de Swami Satyananda Sarasvati aux edts Satyanandashram
- « Le Feu de vérité » de Swami Devanath saraswati aux edts Swam
- « Discours sur le mensonge de Platon à saint Augustin : continuité ou rupture »
par Pierre SARR aux Edts Presses Universitaires de Franche-Comté
-  « Pourquoi est-il si grave de mentir ? Du mensonge en philosophie » de Gloria Origgi Terrain anthropologie et sciences humaines. Revue en ligne ; septembre 2011
- Adaptation et commentaire par Jaya Yogācārya

 

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