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Le pañcākṣara


 

Le pañcākṣara


Le culte du lingam part 3
Conférence du vend 29 sept 2017 donnée par Jaya Yogācārya en cours de méditation

Dans notre étude du concept Śiva-Śakti, nous faisons depuis plusieurs conférences, l’approche du concept du linga.
Le linga est l’attribut de Śiva शिव, maître du yoga, qui possède un pouvoir absolu sur le monde et les 5 éléments, les 5 tattva तत्त्व qui le composent ( Pṛthvī पृथ्वी Terre ; Āpas आपस् Eau ; Agni अग्नि Feu ; Vāyu वायु Air ; Ākāśa आकाश Ether).
Le couple Śiva-Śakti शिव शक्ति, Conscience et l’Énergie nécessaire pour la matérialiser est l’aspect métaphysique. Le couple plus anthropomorphique et légendaire est le couple Śiva-Pārvatī पार्वती. Śiva au départ est le Mahāyogi महायोगी, l’ascète idéal, le renonçant. Il est représenté nu, le corps enduit de cendre, un chignon relevé et parfaitement immobile. Mais Pārvatī, la fille des Himalayas veut séduire le yogi. N’y parvenant pas, elle recourt au dieu kāma काम, dieu du désir qui, avec sa flèche atteindra l’ascète. Il en résultera pour ce dernier sa destruction par Śiva et pour Pārvatī une longue pénitence avant de pouvoir réapprocher les sphères subtiles.
La flèche du dieu kāma est faite de 5 fleurs odorantes dont chacune à une fonction précise, à savoir celle : de pétrifier, de dessécher, d’enflammer, d’exciter et de rendre fou.
Pour le plaisir de la visualisation, ces fleurs sont exactement une fleur de lotus bleu, une fleur de jasmin (blanc ou jaune), une fleur de manguier (nombreuses fleurs jaunes à rayure orange), une fleur de champaka (Magnolia blanc ou jaune) et une fleur de shirîsha (Albizia à fleurs blanches ou jaunes très parfumées).


Ces 5 fleurs représentent les cinq sens, les Tanmātra तन्मात्र et mettent en évidence leur dangerosité bien sûr par les désirs qu’ils peuvent susciter mais aussi par le conditionnement potentiel qu’ils peuvent subir par les 5 tattva (les 5 éléments), comme l’aptitude à pétrifier par l’action de la terre, l’aptitude de dessécher ou inonder par l’eau, d’enflammer par le feu, d’ exciter par l’air, et de rendre fou par l’éther et son pouvoir de mentalisation.
Souvenez-vous la dernière fois, nous avons mis en évidence cette capacité des 5 éléments et des 5 organes des sens à atteindre l’état d’Ānanda आनन्द par le filtre du mental, si celui ci est suffisamment aiguisé pour atteindre cet objectif. Nous avons vu de même, la capacité du yogi à les transcender et les utiliser sans support matériel.
Toujours dans l’omniprésence du quintuple principe, Śiva apparaît parfois sous l’image du Pañcavaktra पञ्चवक्त्र le Śiva aux 5 visages.
Je vous rappelle ces cinq visages qui représentent ; Agora अघोर​ , le Śiva du Sud, Tat Puruṣa तत् पुरुष, le Śiva de l’est, Īśana ईशन Śiva, celui du Nord-Est, VamaDeva वामदेवle Śiva du Nord, et Rudra रुद्र ( Braddha Rudra) celui de l’Ouest ou du sud-ouest.


Dans sa représentation subtile, Śiva est représenté également par le
Śrī śivapañcākṣarastōtram श्रीशिवपञ्चाक्षरस्तोत्रम् , ou plus simplement le pañcākṣara, le mantra aux 5 syllabes, Namaḥ Śivāya नमः शिवाय, qui signifie « Salutation à Śiva » et qui est toujours précédé du Bīja बीज mantra Oṁ ॐ.


Dans les textes, il est dit :
« La syllabe Na a surgi du visage du Nord, maḥ du visage de l’Ouest, Śi du visage du sud, du visage de l’Est et ya du visage central. Cela fait référence aux cinq visages du Pañcavaktra. »

Ainsi donc dans le célèbre Oṁ Namaḥ Śivāya ;

- la prononciation de la syllabe Na न (celle donc du Nord) développe icchāśakti इच्छाशक्ति, la śakti, l’énergie puissante de la Volonté.
Ce concept de la volonté que l’on retrouve dans le concept du Tripurā त्रिपुरा est souvent également décrit en terme de désir. Il représente le 1er des bindu बिन्दु ou sommets du tripura.
Dans la prononciation du mantra AUṀ, l’icchāśakti anime le phonème A.

- la prononciation de la syllabe maḥ मः (celle donc de l’ouest) développe Jñānaśakti ज्ञानशक्ति, la śakti de la Connaissance. Il représente le 2e bindu du tripura.
Dans la prononciation du mantra AUṀ, l’Jñānaśakti anime le phonème U.

- la prononciation de la syllabe Śi शि (celle donc du sud) développe Kriyāśakti क्रियाशक्ति, la śakti de l’action. Il représente le 3e bindu du tripura.
Dans la prononciation du mantra AUṀ , Kriyāśakti anime le phonème M.

- la prononciation de la syllabe वा (celle donc de l’Est) développe Ādiśakti आदिशक्ति, la śakti primordiale, (que l’on associera à la Prakṛti प्रकृति, le pouvoir premier de la nature. Dans la prononciation du mantra AUṀ, il correspond au Bindu बिन्दु, du praṇava प्रणव, que l’on appelle l’anusvāra अनुस्वारet qui est le point sur le phonème Ṁ.

- la prononciation de la syllabe Ya य (celle donc du centre ou sommet) développe Parāśakti पराशक्ति, la śakti suprême, celle au-delà de la Prakṛti elle-même, celle qui fusionne et est indissociable de Śivā lui-même. Dans le AUṀ, cela correspond au son lui même, le Nāda नाद du praṇava.

Bindu, qui représente la résonance et le pouvoir de création est assimilable à Śakti.
Nāda le son primordial, la vibration originelle représente Śiva, le principe intrinsèque de l’univers. Nāda est aussi le linga, né de lui-même.
Cette nécessité pour la Śakti de rejoindre Śiva, pour l’énergie de fusionner avec la conscience, est à l’image de la quête éternelle de l’homme en recherche de sa dimension la plus élevée, de sa nature subtile et divine. L’être humain possède en lui une détresse existentielle qui lui donne le sentiment d’être coupé de sa propre source, de son origine.

Le retour vers la source s’accomplit par la pratique spirituelle.
L’homme est alors à la fois dans l’unification tout en devenant conscient de sa double nature.
En tant qu’expression du principe féminin, il est le Jīvātman जीवआत्मन् individuel partant à la recherche de son principe masculin, le Soi absolu, Paramātmāṇ परमात्मन्.
Cette union idéale Śiva-Śakti est donc représentée par le linga dressé sur le yoni, le fameux triangle, ou trikona ou tripura.

Ce support figurant la Śakti est indispensable au cours de notre passage terrestre.
Śiva ne peut rien sans sa Śakti.
Si vous enlevez le I de Śiva, vous obtenez Śava शव, le cadavre.

L’être humain n’a aucune existence sans cette énergie qui lui confère la vie et l‘état d’être.

Pour le yogi, la clé de cette Śakti est Kuṇḍalinī Śakti कुण्डलिनी, l’énergie rétractée à son état endormi et latent située à la base de sa colonne vertébrale. Elle est le principe qui soutient sa libération.

Tout comme la Śakti est la concentration d’un triple pouvoir, Volonté, Connaissance et Action, le linga possède lui aussi sa triplicité.

Le linga, nous l’avons déjà vu, a pour base Brahmā ब्रह्मा l’initiateur, le créateur, au centre Víṣṇu विष्णु, le préservateur et pour sommet Rudra रुद्र.
Leur sont associées respectivement, les déesses Sarasvatī सरस्वती, Lakṣmī लक्ष्मी et Kālī काली en tant que leurs Śakti personnifiées.
Le yogi doit pouvoir, par les rites et par la méditation, au-delà des personnifications des divinités, identifier le pouvoir qu’elles représentent.
Tant que la purification du mental n‘est pas obtenue, que l’expérience de la connaissance n’est pas acquise, le rituel est nécessaire et la compréhension des symboles ou des concepts de force que les divinités illustrent doit être appréhendée.

Qui dit rituels, dit pratiques des mantra मन्त्र, des yantra यन्त्र, des visualisations, des pratiques avec les Tattva तत्त्व (terre, feu, eau, son, etc.), des vénérations ésotériques du rituel védique en général, tout comme les pratiques méditatives, physiques ou énergétiques, etc.

Les pratiques ont pour vertu d’imposer un rythme ou une discipline au corps et au mental.

Cela est souvent d’une très grande valeur pour préparer la conscience mentale à recevoir des connaissances plus abstraites et plus métaphysiques.
La simple démarche intellectuelle et cérébrale ne suffit pas.
Par le biais de la connaissance iconographique et symbolique, par le biais du rituel, de la discipline pratique, il y aura un changement de rythme vibratoire et une perception de la vibration cosmique.
S’ensuit une élimination progressive de tout ce qui s‘oppose à cette intégration avec le principe cosmique et absolu.
Le degré d’accomplissement d’un pratiquant dépend de ce processus, à savoir :
acquisition des connaissances et transcendance de celles-ci pour expérimenter la Connaissance
.

Brahman ब्रह्मन् l’absolu inqualifiable ne sera ainsi pas confondu avec les Devá देव, les divinités qui incarnent des concepts de forces cosmiques.
La puissance de la pratique de l’éveil de la conscience sera nulle si l’aspirant ne réussit pas à éveiller en lui les trois śakti Icchā, Jñāna, et Kriyā.

Lorsqu’ il commence à y avoir un processus d’éveil chez l’aspirant, cela touche l’intelligence et ses actions commencent à changer. On en voit les manifestations extérieures. Il se centre davantage sur sa pratique et réalise la prise de conscience du service à l’autre.
S’éveillent enfin l’intelligence et l’amour.

Mais avant que ce soit un amour au service de l’âme, il va essayer de développer un amour au service de l’autre pour combattre son propre égo.
« Ce n’est que lorsque l’oubli de l’égo s’amorce que le service à l’autre, aux autres, fait oublier le sentiment d’être celui qui sert et fait découvrir le sentiment d’être le simple instrument d’une conscience bien supérieure », nous dit M.Coquet.

L’aspirant découvre à travers l’action rituelle, la symbolique, les connaissances, un nouveau moyen de communication avec lui-même, entre sa tête et son cœur, ses mécanismes intellectuels et sa nature profonde. Il communique enfin avec son âme.

C’est le stade où l’aspirant va s’installer plus puissamment dans le chemin spirituel, dans les pratiques, et s’établir, se poser dans la méditation.
C’est le stade de Jñāna śakti, le stade de la puissante énergie de la connaissance, mais cela ne peut avoir lieu sans l’action de celle de la volonté icchā śakti.
Intelligence, amour, sagesse nécessitent une icchā śakti sans faille, une volonté désir dans la manifestation.
C’est ce pouvoir de volonté qui permet de dissoudre l’illusion, l’ignorance, qui permet de réunir les opposés, le féminin et le masculin, la mère et le père en Soi, de réaliser l’unification par la disparition de la dualité du Je et de l’Objet.
Le yogi qui sert est désormais au-delà de tout égo.
Rituel et service ne font qu’un. Il vous offre sa pratique.
C’est la grande différence entre un professeur de yoga et un yogi.

Le disciple atteint alors les stades plus élevés de la conscience et de la sagesse.
Pour revenir au Śiva-linga, nous avons vu que se trouve en lui cette triplicité des pouvoirs de śakti.
Tout comme les yantra यन्त्र ou tout autre symbole, le linga est pour les adeptes, la demeure d’un deva.
Pour le yogi, il est une force, une énergie à l’intérieur d’un symbole (Mūrti मूर्ति). Ainsi un linga brisé ou ébréché est abandonné par le divin qui l’habitait et perd de sa śakti.
Dans la tradition religieuse hindoue, lorsqu’un Svayambhū स्वयम्भू linga ( auto-révélé, naturel) fait son apparition, un temple doit être construit à l’endroit même et ce n’est pas toujours sans poser de problème.


Le linga, et donc avec lui le principe transcendant qu’est Śiva, démontre sa suprématie par le culte qu’il peut lui être fait par le biais des autres divinités. Dans l’hindouisme, chaque deva sera vénéré par la nature et la qualité d’un linga spécifique.
Le Linga de Śiva sera vénéré par les adorateurs de Víṣṇu par un linga de saphir, un linga en rubis dans le culte d’Indra इन्द्र, en cristal chez Varuṇa वरुण, un linga fait de perles dans le culte du roi Soma सोम, de corail chez le dieu Ananta शेष, le dieu des grands serpents. Dans le culte du dieu de la mort, Yama यम, sera adoré un linga d’émeraude.
Quelle que soit la divinité de prédilection, un fidèle peut adorer Śiva par l’intermédiaire de cette divinité, parce que le linga a la particularité d’être la conscience immuable au-delà de tout et qui transcende tout.
Pour finir, une belle description dans le Śiva Purāna décrit Śiva de la façon suivante :
« Le paradis est la tête du seigneur, le ciel son ombilic, la lune, le soleil et le feu sont ses yeux, les points cardinaux sont ses oreilles. Les mondes inférieurs constituent ses pieds, l’océan est son vêtement, les deva sont ses bras, les constellations sont ses ornements. Prakṛti प्रकृति est son épouse. Puruṣa पुरुष est son linga. De son visage ont émané les brahmanes, Brahma ब्रह्म, Indra इन्द्र et Víṣṇu. Les kṣatriya क्षत्रिय sont sortis de ses bras. Les Vaiśya वैश्य, sont sortis de ses cuisses et les Śūdra शूद्र de ses pieds ( référence au système de castes). Puṣkara पुष्कर Avartaka आवर्तक et les autres nuages sont ses cheveux. Les vents, les Vāyu वायु émanent de son nez. Les textes Śruti श्रुति et Smṛti स्मृति constituent sa démarche. »

Ce principe immuable se trouve en toutes choses, dans un rocher immobile, un arbre, une sculpture, une peinture.
Au-delà de la vénération religieuse, le yogi doit s’attacher à la dimension abstraite et métaphysique du concept transcendantal qu’il représente.
C’est dans la réalisation pratique du couple Conscience - Energie, ’Śiva-Śakti’, que le yogi trouvera la clé de l’éveil.

Hari om tat sat

Jaya Yogācārya



Bibliographie :

- « Le mystère du culte du linga » de Swami Karpatri et A.Daniélou aux edts du Relié

- « Linga » de Michel Coquet aux edts les Deux Océans

- « Les divinités hindoues et leurs demeures » de Swami Harshanada aux edts Dervy

- Adaptation et commentaire de Jaya Yogācārya

 

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