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"S’Arrêter, s’Asseoir, faire Silence, Voir, Comprendre "

Conférence donnée par Jaya Yogācārya en visioconférence et en confinement en cours de méditation du vendredi 27 mars 2020

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Nous voilà tous réunis, sans l’être vraiment, reliés par des interfaces numériques. Certains d’entre-nous, obligés de se maintenir dans une activité professionnelle par télétravail sont déjà saturés au bout de dix jours de confinement, par cette surenchère obligée, d’écrans et de connexions internet.
Ces espaces numériques sont chronophages et dévitalisants.
Malgré tout, voir nos visages souriants dans le quadrillage visuel de nos écrans fait chaud au cœur de chacun.
Ma pensée va aussi vers ceux qui sont en interaction physique avec les autres et particulièrement ceux du corps médical avec la dangerosité que cela implique.
Ma pensée va aussi vers ceux qui sont déchirés par la séparation physique des êtres chers, de leurs familles, des proches malades, des parents âgés isolés ou in-sécurisés.

Nous vivons des moments difficiles, inédits et de paradoxes.

Au premier jour du confinement, au-delà du constat catastrophique économique que cela va entrainer pour le Centre Jaya ainsi que pour beaucoup d’entre-vous, j’étais seule au centre et en percevant les alentours, je me suis écriée, m’adressant au ciel :

« Oh, enfin le monde se tait ! C’est presque jouissif ce silence ! »
Puis, me suis-je dit intérieurement ; « On va me maudire si je le crie si fort ! ».
Je serai donc honnête envers vous en partageant ce premier ressenti.
Plus de tuning à fond, plus de râlés-poussés, de vociférations humaines, de mots inutiles et de rires gras dans la rue …
C’est aussi ça la vie….
C’est qu’il me faut faire un sacré travail de Pratyāhāra प्रत्याहार, à savoir le retrait des sens, pour les intégrer.
Ce ne sont pas mes sons préférés !

Pour beaucoup de personnes, le silence est inquiétant, angoissant, anormal, car la vie semble s’être volatilisée.
Pour beaucoup de personnes, rester à la maison dans des configurations inconfortables, sans jardin ni espace, devoir s’intérioriser un peu plus, si tant est qu’ils le fassent vraiment avec l’omniprésence des médias, est chose difficile, pénalisante pour leur liberté.
Pour nous, pratiquants, le confinement est source de richesse, de récupération, de repli régénérant. C’est l’occasion du silence, du jeûne physique ou mental, de la sobriété des mots et des échanges, c’est l’ouverture de l’espace créatif, de la réflexion profonde et pausée.
Certains contemplatifs, certains ermites ne pratiquent-ils pas d’ailleurs dans une cellule !

Le silence s’est donc plus ou moins installé dans le quartier. Il n’est pas parfait, loin d’être de quiétude.
Il y a toujours des êtres qui transgressent les conseils et bravent cet ennemi viral invisible avec beaucoup d’inconscience.
Certains continuent de se réunir, les invétérés de la pile plate (rhum) au cas où les murs s’écrouleraient sans eux. Les fumeurs des herbes odorantes se réunissent à l’abri des regards et les dealeurs ne sont pas au chômage partiel !
Quant aux couples qui se promènent avec leurs enfants, certains pensent probablement qu’ils ne font qu’un ! etc., etc., etc.
Au magasin de légumes d’à côté, l’activité bat son plein avec des gens dans la file d’attente, riant, rapprochés, discutant. « Le pas de deux » n’est pas loin.
On entend dire « C’était bien, il y a quelques jours, le soir des élections... Sais-tu que tel élu m’a embrassé ? J’en ai eu de la chance ... mais, vois-tu, depuis je me sens un peu fatigué, j’ai dû trop faire la fête… c’est probablement la fièvre du dimanche soir… »

Qui est qui dans ce monde ? Qui fait quoi dans ce monde ?
Qui donne les ordres et qui les subit ?
Qui promet et qui ne tient pas ses promesses ?
Qui mange quoi et qui contamine ?
Qui aide et qui se planque ?
Qui profite et qui perd tout ?
Qui met en danger et qui sauve ?

Les fauves sont à présent en cage…attention quand nous rouvrirons ces dernières !
Le silence est enfin au dehors, le bruit est confiné dans des appartements haut-parleurs.
Certains félins ne sont plus dans les plaines, mais sont dans nos clés Usb.

La nature nous envoie un ultimatum.
Nous l’avons bafouée.
Certains disent qu’elle y est gagnante de ce confinement humain et de la suspension de l’activité nocive de ce dernier.
Aucune illusion ! Nous ne lui donnons juste qu’un moment de répit, une bouffée d’air par notre propre asphyxie.
Elle respire quand nous ne le pouvons plus.
Quel paradoxe, quand nous savons combien, pour nous yogis, le souffle est étroitement lié au Prāṇa प्राण, à l’énergie subtile de l’univers et à sa conscience.

La nature, dans cette crise, nous renvoie notre propre mal être et nos contradictions.

2

Le virus est la punition, mais ce n’est pas le virus le problème majeur malgré les urgences sanitaires du moment, car des virus il y en a toujours eu et des pandémies aussi.
Cet ennemi infiniment petit et invisible, potentiellement destructible et résurgent et dont on ne connaît ni la nature ni l’origine, serait-il naturel ou aurait-il d’autres causes ?
Loin des théories complotistes, nous devons garder à l’esprit certaines éventualités dans ce monde ou l’argent et le pouvoir sont les nerfs de la guerre.

Face à ce virus, le problème majeur est la mise en évidence de notre fragilité révélée face à notre grande arrogance.
C’est là, la claque que nous recevons aujourd’hui.

Au-delà de l’aspect sanitaire, l’étendard de la mondialisation est en berne.
Les scientifiques ne sont pas prêts, ils se contredisent et se font des guerres médiatiques à coup de références et de diplômes et sont dépendants des systèmes financiers.
Les politiques se positionnent devant ou derrière eux, les médias s’en emparent et tournent à plein régime, les voleurs de tous genres s’insèrent dans des niches potentielles pour duper le public, les fake news vont bon train, chacun pour soi et Dieu pour tous, etc.,etc.,etc.

Nous, hommes contemporains, si fiers de notre évolution, de nos connaissances, de nos choix éco-politiques, technologiques, scientifiques, de notre surproduction et surconsommation, sommes devant nos limites.

Cela fait longtemps que nous avons perdu notre liberté individuelle malgré les apparences.

L’avons-nous perdue par malhonnêteté, la nôtre, celle de nos dirigeants, des décideurs des différents secteurs, industriels, technologiques, scientifiques ?

Dans la vie ordinaire, la majorité des gens, lorsqu’ils se baladent dans la ville, le long de boutiques, voyant le boulanger, la librairie, les terrasses de restaurants, ou bien quand ils se promènent en forêt, regardent tout ce qu’ils rencontrent sans le regard de l’observateur.
Aujourd’hui, ils sont plus attentifs ! Ils cherchent le virus !
Mais cette attention est de tension, de crainte. Elle est celle du qui-vive.
En dehors des crises comme celle-ci, les hommes regardent les choses du monde extérieur sans la valeur des mots, sans la mesure du réel.
Ils regardent avec un mental souvent agité, un esprit non éclairé.
Ils ne regardent pas le monde avec le regard de l’observateur attentif, emprunt d’amour et de conscience.
Ils regardent le monde pour ce qu’il peut leur apporter.

Le regard de l’amour n’est pas le même que celui de la pensée.
Le regard conscient et attentif de l’amour est celui des chercheurs spirituels. C’est un regard vigilant.

Si votre esprit n’est pas aligné sur votre cœur et sur votre âme dans votre perception du monde, alors vous serez souvent amené à l’isolement, au conflit, à la douleur.
Et c’est ce qui se passe pour la majorité des hommes.

L’homme dit une chose, pense à une autre et en fait une autre.

Le politicien fait des promesses et l’on sait exactement ce qu’elles valent. Il promet le paradis sur terre et l’on sait fort bien qu’il y créera l’enfer et qu’il en attribuera la faute à des facteurs incontrôlables.
Comment se fait-il que la nature humaine soit si fondamentalement malhonnête ?

Combien de fois nous sommes malhonnêtes nous-mêmes en disant ce que nous ne pensons pas, peut-être pour rassurer quelqu’un provisoirement ou parce que nous sommes nerveux ou timides ou parce que nous avons eu honte de révéler quelque chose qui est.
Lorsque l’homme est en quête de succès, il est malhonnête, car il entre dans le jeu de l’autre pour ruser, tromper, parvenir à ses fins. Si l’homme est en position d’autorité, il a une situation qu’il voudra défendre. Ainsi toutes ses résistances, toutes ses défenses dans la quête ou la tenue du pouvoir sont des formes de malhonnêteté.
Cela fait beaucoup de monde aux commandes !

Être honnête, veut dire n’avoir pas d’illusions sur soi-même.
Être honnête, c’est se méfier des germes dans nos aspirations, nos quêtes, nos désirs.
Dans le désir, il y a une toujours le mieux, le plus grand, le plus.
Dans le désir, il y a une notion de mesure, de comparaison.

5

Le bien n’est pas le mieux et tout notre vie se passe à poursuivre le mieux, qu’il s’agisse d’une meilleure maison, d’un meilleur travail, d’un meilleur amour, d’un meilleur guide.
Le mécontentement provoque toujours le changement et cette perpétuelle amélioration engendre la malhonnêteté.

Admettre que nous sommes tous des menteurs, c’est être honnête.
Savoir que vous avez menti et ne pas chercher des excuses mais voir le fait lui-même, c’est être honnête et c’est une grande force spirituelle.
C’est admettre qu’une erreur est une erreur. Mais lui trouver des excuses, des justifications, c’est de la malhonnêteté.
Se trouver des excuses, c’est se prendre en pitié soi-même.
Être attentif, c’est regarder les choses, en état d’observateur conscient.

Devant cette crise mondiale, nous devons être honnêtes.
Nos dirigeants doivent le devenir.

Quand vous écoutez bien leur discours sur la transparence, la langue de bois n’est pas bien loin.
Pourquoi j’insiste ce soir sur cet aspect de la nature humaine ?
Il nous faut « zoomer », c’est le cas de le dire, et dégager la personne humaine de son individualité pour la reconsidérer dans son échelle planétaire.

Quelle est la conscience du groupe humain aujourd’hui ?
La planète se ment-elle à elle même avec son tendon d’Achille ?

3

Je sais que vous êtes des chercheurs qui travaillez depuis longtemps à purifier votre personnalité de ses carcans mentaux et que votre travail personnel rayonne sur votre entourage.
Hélas ce n’est pas le cas de tous les hommes !
Au-delà de l’exemple individuel, au vu des premiers constats de la situation de crise actuelle sanitaire et économique mondiale dans laquelle nous nous trouvons, la majorité des hommes fonctionnent sur ces carcans mentaux, de l’échelle sociale la plus basse à la plus haute.

Beaucoup sont malhonnêtes, et beaucoup l’ont été.
Nous en payons les conséquences.
Ne serait-ce que dans l’application des consignes de confinement pour la sécurité de chacun et du groupe et des prises de liberté de certains.
Des mises en danger sanitaires de beaucoup de personnes obligées de travailler sans moyens de précaution et à qui on promet des primes…
Des choix politiques et économiques antérieurs font qu’aujourd’hui, nous sommes en déficit de moyens urgents de protection par manque d’anticipation.

Dans cette ambiance, il y a aussi les optimistes, qui pensent que cette crise va faire basculer le monde dans une prise de conscience spirituelle et l’amener à des prises de positions radicales pour changer.
Ce n’est pas le monde qui va changer les hommes, mais les hommes qui doivent changer le leur.
Ne nous leurrons pas ! Cela ne se fera pas de si tôt.
Les hommes sont devant le mal qu’ils ont créé.

Ils ont réussi à façonner au cours des siècles et plus rapidement ces dernières décennies, un monde interconnecté ou chaque partie est interdépendante des autres.
Cela a de nombreux aspects positifs, tels pouvoir parler avec ceux que l’on aime ou échanger de l’information en temps réel par exemple.
Mais c’est sans compter les nombreux aspects négatifs et les dérives de la nature humaine tels certains aspects du "darknet" pour ne citer que lui, parmi tant d’autres.

La mondialisation et l’échange planétaire en terme de circulation des marchandises fait qu’aujourd’hui, il y a sur nos océans, des cargos conteneurs qui se croisent d’est en ouest et vice-versa, échangeant les mêmes denrées par le seul fait économique.

Quel paradoxe ! Un de plus !

Le groupe humain risque bien de dériver car il échappe à la volonté individuelle par les choix du groupe.
Il est un organisme à lui seul de quelques huit milliards de cellules avec ses propres lois de survie. Chacun d’entre-nous sommes une de ses cellules.
Pensez-vous que nous travaillons tous sur cette planète à œuvrer en harmonie pour faciliter l’homéostasie de ce grand corps malade qu’est le genre humain afin qu’il survive ?
Pensez-vous que sa maladie soit guérissable ?

Non, la réponse est Non, car les hommes sont fous et non conscients de l’enjeu majeur de la survie de leur race.
Ils ont déjà exterminé de nombreuses races animales et sont dans le processus de la dernière extinction, à savoir la leur.

Les hommes sont enchâssés dans leur égo afin de satisfaire leur enrichissement personnel et leur consommation immédiate au prix de la misère des plus démunis, au prix d’une exploitation effrénée de la nature qui n’en peut plus.

4

Nous confinons une majorité de personnes et leur demandons de consommer du frais, de bons légumes et fruits sulfatés afin d’entretenir la production agricole.
Mais laquelle ? Celle des grands groupes !
Les épandages à grande échelle sont là pour maintenir la production et de la distribution agro-alimentaire et non pas le petit agriculteur. Ces épandages participent à maintenir la toxicité des particules de l’air.
Or aujourd’hui, il est émis l’hypothèse que dans les régions de surproduction industrielles et agro-alimentaires, la toxicité des particules de l’air pourraient favoriser la propagation accélérée du covid-19.
Le nord de l’Italie en est le meilleur exemple.

Et un paradoxe de plus !
Nous sommes dans une boucle morbide.

Alors oui, cette crise changera peut-être les hommes en leur rappelant la nécessité de respecter les lois naturelles qui nous gouvernent.
Oui, il faut que nous réhabilitions cette mère nature comme pouvoir premier avant qu’elle nous balaye définitivement.
Nous devons le faire dans notre façon de la gérer, à commencer dans nos moyens agro-alimentaires.
Nos besoins énergétiques n’ont jamais été aussi voraces alors que nous entamons la courbe descendante des ressources en énergies fossiles. Les énergies solaire et éoliennes ne sont pas prêtes à relever le défi du besoin mondial à court terme.

Oui, de nombreux dirigeants internationaux sont immatures et corrompus.
Il suffit d’entendre certains dirigeants nouvellement arrivés dans ce grand pays de l’Amérique du sud pour en avoir froid dans le dos.
Sans compter d’autres régions du globe.

Où sont les sages dans la gouvernance du monde et quels seraient leurs réels moyens pour agir et redresser la barre ?
Qui est assez sage pour désigner des sages ?

Pourquoi aujourd’hui, n’avons-nous pas une haute autorité mondiale, qui tiendrait aussi dans ses rangs, à côté des énarques, des scientifiques, des représentants religieux, des représentants du monde spirituel de toutes les traditions, des créatifs, des esprits éclairés et libres, des esprits témoins et observateurs ?

Le confinement de chacun ne va pas permettre spontanément à un grand nombre de prendre conscience.
Je n’y crois pas trop.

Beaucoup d’entre-eux n’ont pas les outils, les pratiques, le savoir, la capacité de réflexion pour mettre en œuvre un changement salutaire pour sa propre réalité immédiate, tels une meilleure santé, une alimentation éclairée, un raisonnement clair et objectif de la situation, une maitrise du mental, la gestion de ses émotions, de la relation à l’autre.
Ce confinement mondial va voir l’émergence de troubles dépressifs, de violences conjugales, de délinquances et règlements de compte dans certains pays pauvres quand les fauves démunis et affamés seront lâchés, etc.

A la fin du confinement, la nature en répit en terme de pollution, va redevenir asphyxiée par une activité humaine agressive pour la reprise économique effrénée.

Je doute que les hommes s’assoient en se disant, « non j’arrête ! je ne veux plus aller dans cette direction ! »

La majorité des hommes ne le pourront pas. Leurs enfants auront faim et il leur faudra payer les loyers, les charges fiscales reportées.
Pire encore dans les pays démunis. Il faudra survivre encore et à nouveau.
L’homme devra travailler deux fois plus dur pour se redresser et retrouver l’équilibre illusoire économique dans lequel il était avant la crise.

Seuls, des esprits révolutionnaires pacifistes et éclairés pourraient amorcer le changement.
Le monde a besoin de s’appuyer sur un paradigme spirituel.

Pourquoi la majorité des hommes ne pourra-t-elle basculer rapidement dans la prise de conscience spirituelle ?

Parce que les valeurs spirituelles, les pratiques spirituelles pour parer à
l‘effondrement de l’être n’auront pas encore été acquises ni enseignées.
Le défi de l’homme d’aujourd’hui va être de sauver sa peau et ensuite, s’il la sauve, de tirer les leçons.

Pour changer et parer au futur, il lui faudra agir avec des outils qui dorment depuis des milliers d’années et auxquels un grand nombre d’hommes n’ont pas accès par indifférence et négligence de l’héritage millénaire des anciens. A commencer par le bon sens.
La sagesse est le bon sens.

Quand je parle des outils nécessaires, je ne parle pas des connaissances spirituelles dénaturées grand public à la mode qui n’ont pour but que des détentes superficielles et folkloriques.
Je parle des pratiques avancées extrêmement puissantes, profondes, opératrices qui permettraient de hisser l’être humain d’aujourd’hui à bout de souffle à des niveaux supérieurs de développement personnel.
Nous les pratiquons ici au Centre Jaya. D’autres Maîtres et Centres les pratiquent.

L’homme a besoin de se reconsidérer, de repenser sa juste valeur et sa juste place dans l’univers.

Pour le yogi, pour le mystique, pour l’homme éveillé, la tragédie humaine s’insère dans une logique implacable par laquelle elle doit passer tant que les hommes n’auront pas trouvé l’éveil de la conscience, l’union avec l’Univers, la conscience du divin et de ses plans subtils.

Au regard du cosmos, nous sommes si peu de choses, et pourtant
il nous a crée. Mais l’homme n’a pas encore compris comment fonctionne la réalité par manque d’amour de la subtilité de la nature.

Si nous ne prenons pas l’opportunité de cette remise en question fondamentale, alors nous disparaitrons laissant derrière nous des poussières éternelles.

La nature nous a tendu ses bras comme une mère à son enfant.
Qu’en avons-nous fait ?

Nous l’avons faite tomber dans notre réalité illusoire, temporelle.
Mais de nature infinie, la nature a cette noblesse du processus créateur et elle est généreuse.
Au-delà de notre minuscule planète, elle danse de ses cycles, « énergétiquement » et éternellement libre car consciente.

Parce que l’homme est fait d’elle, né d’elle, il lui faut développer sa propre noblesse d’âme pour honorer sa génitrice.

6

Il lui faut apprendre à ne plus s’identifier au reflet appauvri de son image dans le miroir de sa triste réalité mais changer cette image de lui intérieurement.
Alors l’image du miroir changera devant lui.
C’est ainsi qu’il pourra déjà commencer à changer sa réalité.
Mais il lui faudra pour cela, s’ Arrêter, s’ Asseoir, faire Silence, Voir et enfin, Comprendre.
Hari Om tat sat
Jaya Yogācārya

©Centre Jaya de Yoga Vedanta Ile de la Réunion

Messages

  • Merci Jaya de nous éclairer, par cette conférence et par les méditations que vous nous avez proposées, sur les enjeux de cette crise et de nous suggérer des moyens pratiques pour retirer le meilleur de ce confinement. À bientôt !

  • "Ce n’est pas le monde qui va changer les hommes, mais les hommes qui doivent changer le leur." Oui Jaya, c’est tout l’enjeu de l’après crise qui se profile.
    Les propos lucides de cette conférence m’inspirent beaucoup, et j’en rejoins de nombreux.
    Je calme déjà mon exaltation à voir de nouveaux paradigmes économiques ou sociétaux émerger, car je sais que la tentation sera grande pour la plupart d’entre nous de vouloir repartir exactement comme avant.
    Je pose néanmoins l’intention que l’ampleur inédite de cette crise atteigne un maximum de consciences ici et là ; je pose l’intention qu’une plus grande sobriété inonde de nombreux aspects de nos vies. Comme nous faisons l’expérience durant ce confinement d’un sens des priorités plus aiguisé, ce qui donne à réfléchir.
    Oui, j’ai aussi été sensible à la diminution du bruit autour de mon environnement proche, quel bonheur cette pollution sonore réduite à son strict minimum, ces voitures enfermées de force dans les parkings et garages !

    Il ne serait pas acceptable que j’exprime publiquement l’envie que ce silence relatif s’installe dans le temps, car je pense aussi à toutes ces entreprises (y compris le centre Jaya) qui devront repartir, avec forcément les indispensables mouvements humains qui leur sont liés. Et pourtant mon aspiration à plus de silence est bien réelle !
    Je sais que l’idée que cette crise sera plus tard perçue comme salutaire est partagée par de nombreuses personnes autour de moi.

    Puisse cette période inédite nous donner les moyens, nous citoyens et gouvernants d’un profond et réel changement de paradigmes, puisse t-elle nous réinventer collectivement et individuellement.

    Puisse le centre Jaya celles et ceux qui le font vivre rapidement sortir plus forts.

    Bien à vous toutes et tous
    Daniel

  • Merci Jaya pour ce très beau texte, cette lucidité éclairante.

  • Merci Jaya. C’est toujours un grand bonheur et un privilège de vous lire. Ces quelques mots, nous rappelant notamment la dure réalité de la nature humaine, guident et éclairent ma réflexion. Mille mercis

  • Jaya
    Merci de nous donner la possibilité de continuer à méditer avec vous !
    Merci d’être toujours là !
    Cette petite vidéo pour illustrer vos propos si justes !
    https://youtu.be/w3qbkV-SdxQ
    Prenez bien soin de vous.

  • Un grand merci Jaya pour cette réflexion sur le thème actuel. Puissions nous profiter de ce confinement pour nous remettre en question.
    Prenez soin de vous. A bientôt.
    Ginette

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