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L’ acceptation de Soi

Swadharma, la conscience de soi

Une petite souris qui veut rugir comme un lion, voilà le plus souvent ce que nous sommes.

- L’être humain par ses comportements parfois surprenants manifeste son étrange perception de lui.

Nous pourrions bien souvent penser au regard des attitudes de nos contemporains que nous sommes devant une race d’outrecuidants.
Ce qui est vrai pour une majeure partie. Mais beaucoup d’entre-eux sont également la preuve d’un mal être et d’une non-acceptation de soi.

  • L’être humain bien souvent ne s’aime pas lui-même.

Pourtant le Védanta nous dit :"tout est Brahman".
Nous avons à l’intérieur de nous tout l’amour du monde et ce fabuleux processus de la vie est un processus foncièrement positif.
L’enthousiasme des enfants ou des innocents, celle des Maîtres spirituels, devient pour l’homme mûr, un sentiment incapable à éprouver.
Sentiment incapable à éprouver pour le monde entier, et plus encore, incapable à éprouver pour soi-même.

La non-acceptation de soi plane sur l’âme humaine.

Dans la Bagavad Gîta, Krishna dit à Arjuna :

  • "Seul celui qui est établi dans l’acceptation de soi connaît la vérité". Pour Pantajali, la non-acceptation de soi est un "Klesha" , une des afflictions du mental. Quand on ne s’accepte pas, on ne s’aime pas. Ce sentiment peut même très souvent, évoluer en un sentiment d’indifférence, voire de haine.

Tous, un jour ou l’autre, nous avons éprouvé ce sentiment-là, et peut-être même avec force dans notre cœur. Une fois que la haine se fond sur vous, elle devient corrosive et affecte tout ce que l’on touche.

  • La haine de l’autre est l’expression déguisée de la haine pour soi-même.

Toutes les actions de celui que vous aimez vous paraissent pleines de noblesses, mais si vous vous mettez à le haïr, tout ce qu’il fait, est fautif à vos yeux.

La haine agit dans nos cellules et notre organisme comme un poison mortel, car elle nous assèche et nous consume.
Un chercheur spirituel doit rester vigilant. La haine va jusqu’à s’introduire comme un "feu dévastateur dans nos glandes surrénales". Attention donc pour nous-même mais aussi et ne pas reverser d’une façon ou d’une autre cette énergie à autrui.

- Quant à la haine plus ou moins consciente ou exprimée envers soi-même, plus insidieuse, elle en est d’autant plus terrible. C’est un mécanisme dévastateur.
Quand vous baissez les bras devant les difficultés, que vous condamnez le fait même de votre existence, que vous manquez de confiance en vous et ne vous estimez pas à la hauteur de ce que vous êtes réellement, quel effet produisent ces pensées sur vous ?

- Votre cœur est le témoin de ces pensées, qui observe et subi ce qui se passe en vous. Cela engloutit tout possibilité de nourrir votre esprit, votre âme, cela engloutit tout sentiment susceptible de guérison.

  • La haine de soi, c’est un souci de soi et un oubli des autres.

- " Hé ! venez m’aider !" ho ? j’ ai juste mauvais caractère, hé ! j’ai de pénibles souvenirs, hà ! je n’y arriverai jamais, et pourquoi les autres y arrivent et pas moi, hé ! les autres ont l’air si heureux, hà ! c’est vraiment trop injuste !"

Quand, assis en méditation, vous ouvrez les yeux discrètement et que tous les autres sont là assis parfaitement immobiles en profonde méditation, vous vous dites ; " Mais pourquoi pas moi, pourquoi mon esprit est agité, pourquoi mon corps a mal partout ?" Cela aussi c’est du refus, du rejet, de la haine de vous-même !

Vous vous comparez aux autres et vous vous donnez des buts impossibles à atteindre, car ils ne correspondent pas à votre véritable nature.

La non-acceptation de soi, c’est la non-connaissance de soi et de son chemin de vie, de son Dharma.
Vous continuez ainsi à vivre dans un espace trop étroit, ou un espace de vie qui n’est pas le vôtre.
Si vous voulez vraiment connaître la véritable valeur de votre être intérieur, il vous faut briser les chaînes que vous avez vous-même mises à vos pieds.
Et arrêtez d’accuser vos parents ou votre conjoint, vos amis ou votre famille.
Débarrassez vous de vos croyances négatives.

Nous ne pouvons nous approcher du Divin si nous sommes déchirés par des conflits intérieurs.
Le don de soi, l’acceptation de soi et le service à l’autre requiert une joie profonde, elle n’est pas du ressort d’une âme divisée.
Si vos combats intérieurs ne sont pas suscités par de nobles idéaux, cela ne vous mènera à rien et nulle part.
Le progrès spirituel consiste à élargir sa perception de la lumière Divine en toutes choses.
Le chemin spirituel est un travail, une lutte, un combat, un effort permanent pour libérer l’enthousiasme en nous.

  • N’attendez pas que votre esprit soit content pour faire quelque chose de bien.

Avec ce travail, alors les humiliations, les amertumes, les souffrances seront vite oubliées. Car tout ceci est Maya, illusion du monde des phénomènes.

Méditez, méditez, afin d’extraire vos Samskaras, vos impressions latentes.
Soyez vigilant dans le lâcher-prise et apprenez à posséder votre force intérieure.

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immolations

résumé rédigé par Jaya Yogacharya

Messages

  • Bonjour,

    j’ai eu l’occasion de voir LE ROI LEAR , nouvelle traduction de Pascal Colin, mise en scène de Jean-François Sivadier, au théatre Nanterre-Amandiers.

    il ma semble que ce qui se met en jeu dans cette trajédie de Shakespeare est bien l’illustration de votre conférence sur l’acceptation de soi.

    henri cerveaux
    le 3 novembre 2007
    jour de fermeture du centre !
    alors je suis allé me promener sur le site...

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