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La colonne vertébrale, l’axe essentiel dans la posture assise (Āsana आसन)

La Colonne Vertébrale, l’axe essentiel

- Dans le Haṭhayoga हठयोग, nous allons utiliser comme outil notre corps afin de le parfaire et de le plier avec respect aux exigences des postures.
Que ce soit dans les positions assises de Prāṇāyāma प्राणायाम (respiration) et de Dhyāna ध्यान (méditation), ou bien dans les autres Āsana आसन (postures), l’axe vertébral sera sollicité.
Une meilleure connaissance de son architecture et des mécanismes de l’équilibre postural permettra au pratiquant d’acquérir de suite une "bonne posture".

- La position assise.

Bon nombre de personnes arrivant au yoga rencontrent de nombreux problèmes pour s’asseoir au sol.
Cela est souvent du :
- soit à un manque d’ouverture du bassin dont la cause peut être multiple, mais le plus souvent il s’agit d’un manque de souplesse des hanches (voir des genoux ou des chevilles),
- soit à des muscles ischio-jambiers (ar de la cuisse) qui sont trop courts.
- soit aux muscles para-vertébraux (ceux des gouttières vertébrales) trop faibles ou fatigués (ils brûlent !)
- soit à l’état des organes abdominaux (ventre ballonné tension de l’estomac...)

En fonction de sa souplesse, chaque personne peut trouver un compromis d’assise.

  • Position du tailleur dite posture facile, (jambes croisées, pieds sous les deux mollets).
  • ou bien les deux pieds sur le sol, l’un devant l’autre, les genoux au sol pour ceux qui ont une bonne ouverture du bassin.
  • ou bien un pied sur la cuisse opposée (demi-lotus).
  • ou bien encore position du lotus (Padmāsana पद्मासन) pour les plus souples.

Beaucoup de variantes existent dans ces adaptations de fortune.
Bien sûr, ce n’est pas là, l’inventaire des positions assises du Haṭhayoga हठयोग.

- L’objectif de la posture assise, la stabilité.

La stabilité va de pair avec un dos droit qui permet l’ouverture du bassin, la détente des muscles de l’abdomen, l’ouverture de la cage thoracique et le libre mouvement de piston du diaphragme.

Autrement dit, nous devons avoir un dos droit, les épaules en arrière, la cage thoracique ouverte, le bassin en antéversion, c’est-à dire le pubis basculé en avant.
Cette bascule permet la position de deux charnières vertébrales importantes
La D12 et la L5.

- D12.

En redressant le dos à ce niveau ( un peu au dessus de la taille), on donne un bon appui au diaphragme (muscle de la respiration ), ce qui facilite l’ouverture de la cage thoracique et le bon positionnement de l’abdomen dans le bassin.

- L5.

En creusant légèrement le bas du dos ( bascule du bassin en antéversion) on permet à cette vertèbre de se positionner naturellement pour assurer la stabilité de toute la cv au dessus, pourvu que les 3 points d’appui soient au sol : les ischions (et non le coccyx ) et les genoux (triangle de base ).

Le dos devient ainsi droit et tonique, sans affaissement. Il est ainsi positionné pour pouvoir tenir les exercices plus longtemps.
Bien sûr cela nécessité des muscles du dos et des reins toniques et fermes.
Toute faiblesse, toute tension ou tout problème vertébral à ce niveau-là, empêchera cette tenue.

- Adaptation.

Lorsqu’on est donc dans l’incapacité de se tenir assis au sol sans coussin avec un dos bien droit, les genoux bien ouverts vers le sol, l’utilisation d’un support stable et carré (petite couverture pliée ou coussin plat ) sera nécessaire, afin de permettre la bascule du bassin en avant et de libérer les hanches.

La hauteur de ce socle sera adapté en mettant l’épaisseur nécessaire de façon à ce que le triangle de base soit respecté au maximum.
Ne pas hésiter dans ce cas-là, à mettre l’épaisseur en conséquence.

- L’énergie.

Une bonne assise permet un dos droit.
Un dos droit, c’est un rachis tonique et enfin prêt à laisser circuler le prāṇa प्राण, l’énergie subtile obtenue par les pratiques.

  • Il permettra l’éveil de la śakti शक्ति.

C’est également psychologiquement, un moyen de déraciner l’inertie physique et le poids des soucis sur les épaules.

réflexions : Claire-lise Cotte-Garneau et Jaya

Messages

    • Bonjour,
      et merci de votre intérêt. 
      Votre question est importante et nécessiterait une longue réponse. 
      Tout dépend de deux aspects importants :
      Vous et un bon guide.
      - Vous, quant à vos potentialités, votre âge, votre force physique et mentale, votre état de santé, vos aspirations, votre volonté et votre discernement.
      - Un bon enseignement qui doit tenir compte des paramètres désignés ci-avant et apte à adapter le meilleur du yoga à vos besoins et possibilités.
      Si nous regardons le yoga tel qu’il devrait l’être dans sa dimension élévatrice, alors il n’est pas fait pour tout le monde. Il est fait pour des êtres forts et autonomes.
      Mais le yoga est aussi correcteur, réparateur et soigneur, bon conseilleur. Il sauve de nombreuses vies.
      C’est une science de la magnificence qui peut vous amener sur les plans spirituels à un haut degré de développement personnel si vous en faites un chemin de vie.
      C’est une voie de la connaissance qui a pour but de développer les outils qui dorment en vous et rendre votre mental et votre intelligence lumineux.
      Ce ne sont pas des mots, ce sont des expériences quantifiables.
      Il vous faut donc considérer votre démarche et faire le point de vos potentialités.
      On peut être jeune à 60 ans et vieux à 30. En ce qui concerne le corps, un corps de 60 ans n’a toutefois pas les mêmes espoirs qu’un plus jeune, cela dépend du corps.
      Mais il est toujours possible en adaptant, de redonner une nouvelle vitalité. Les exercices posturaux de yoga nécessitent d’en connaître les clés pour éviter de se faire mal. C’est un des aspects du yoga postural que d’aborder l’anatomie vertébrale.
      Ce n‘est pas cependant dans la souplesse que se trouve la belle finalité du yoga,
      c’est dans l’énergie vitale qui peut être réveillée apportant avec elle un éveil élargi de la conscience
      Le travail postural devra donc être adapté mais les prouesses physiques qui sont moindres avec l’âge doivent être remplacées par les prouesses mentales, celles de l’esprit et celles du cœur.
      Alors oui, on peut faire du yoga après 60 ans, mais le faire avec intelligence et sérieux.
      Hari om Tat sat
      Jaya yogacarya

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