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Il est grand temps de lancer...

Conférence donnée par Jaya Yogacharya en cours de méditation le 23/09/2011

- Il est impossible de vouloir pratiquer les techniques de méditations et de concentrations si le mental n’est pas purifié et n’a pas la paix intérieure.
On pourrait croire que la démarche en elle-même a cet objectif. C’est en effet le premier résultat de ces puissantes techniques lorsqu’elles agissent sur un mental ordinaire sujet aux agitations du monde. Mais lorsque l’aspirant tente d’approfondir sa démarche par une pratique régulière, il devrait en effet reconsidérer l’outil utilisé à cette fin, à savoir son mental.
Pour un aspirant avancé, voire un yogi établi, chacun se doit de cultiver l’attitude de l’amitié, de la compassion, du bonheur et de l’indifférence face aux personnes ou situations qui sont sources de joie ou de malheur.

Pour se libérer de ces perturbations influentes, le mental devra donc adopter une quadruple attitude :

  • développer l’attitude d’amitié envers les gens heureux et non la jalousie.

  • développer la compassion envers ceux qui ont besoin d’aide, les plus démunis, et agir.

  • éprouver de la joie profonde face aux personnes ayant de nobles valeurs, et les aider à les préserver, cela est si rare !

  • et enfin, développer l’indifférence à l’égard de ceux qui sont causes de souffrances, de destruction, et les neutraliser. A chacun sa propre résilience.


    Manas, le lac mental, est spontanément affecté par les troubles, l’agitation. Les mots et les actions d’autrui sont souvent des chutes de pierres ou de rocs qui le perturbent.
    Déstabilisé, sa nature extravertie devient un handicap pour le processus inverse d’intériorisation, or la connaissance yoguique repose sur le jeu subtil de l’évolution et de l’involution, de l’extraversion et de l’introversion.

    Shakti, l’énergie et Siva le principe pensant, représentent les deux extrémités de ce chemin de la connaissance.

    De la même façon qu’un yogi s’ouvre au monde et optimise ses outils, de la même façon il doit pouvoir se replier avec puissance.
    Son seul objectif, la connaissance du principe qui l’anime, dans l’infiniment grand et l’infiniment petit, de l’énergie à la matière et de la matière à l’esprit.

Dans ce travail-là, le mental est l’outil qu’il faut dompter et affûter comme un silex afin de taillader nos propres carcans mentaux.

Toutes les impuretés de notre substance mentale doivent être identifiées par nos soins et éliminées. L’aspirant spirituel se doit donc de veiller à observer en lui les tendances à la jalousie, la haine, le rejet, la compétition, la soif de l’égo. Beaucoup de personnes sont envieuses des gens plus heureux ou mieux nantis qu’eux. D’autres éprouveront un réel plaisir dans la souffrance de leur ennemi.
Tous les degrés de ces ressentis peuvent s’exprimer, de la violence physique et verbale au discret sentiment.

Peut-être vous-même, éprouvez cela !

Combien d’entre-nous validons parfois à l’insu de notre bonne conscience, les actes de gens méchants ?

Tout cela est la preuve de nos impuretés mentales comme des tâches sur l’âme.
Or, les gens aux nobles valeurs sont des cadeaux du ciel. Être spirituel, c’est travailler à cela, dans le silence intérieur, et sans complaisance envers soi-même.

Beaucoup de techniques invitent à contrôler les mécanismes du mental dans la gestion de ses pensées.
De la même façon, il est nécessaire de gérer son champ émotionnel en ne jouant pas le jeu des sentiments négatifs venant de soi-même ou des autres.
Or une mauvaise attitude mentale ou émotionnelle n’est pas toujours décelable à sa première énergie, puisqu’il est possible d’avoir du plaisir de la souffrance d’autrui. Ce sont cependant les énergies résultantes qui seront dévastatrices et de véritables obstacles à l’état de paix intérieure.

La quadruple attitude travaille ainsi à éliminer les troubles au niveau conscient, mais aussi au niveau des couches profondes du subconscient.


Par tempérament, il n’est pas donné à tout le monde d’adopter ces valeurs morales pour apaiser son mental. Pour y aider, les pratiques de yoga sont là. Certains d’entre-nous croient en Dieu, d’autres sont incapables de s’y abandonner. Certains d’entre-vous sont des actifs, d’autres des émotionnels, d’autres des mystiques, et d’autres encore des rationnels.

*Les premiers auront besoin de l’action pour s’exprimer et suivront le karma yoga et son service à l’autre.
*Les deuxièmes s’abandonneront au bakthi yoga, le yoga de la dévotion.
*Les mystiques suivront tous les yogas pratiques, Ha-tha yoga, kriya yoga, Raja yoga.
*Les cartésiens auront besoin de l’analyse des textes.

Beaucoup d’entre-nous sont un mélange composite de ces tendances. Toutefois le travail de purification des impuretés du mental restera le même pour tous en adoptant cette quadruple attitude.

Les textes tantriques déclarent que le chakra du cœur, Anahata, est le siège où se réalisent les pensées et les désirs de l’individu.

Tant que la conscience reste enchâssée dans les centres énergétiques inférieurs, à savoir les trois premiers chakras que sont, Mooladhara, Swadhisthana et Manipura chakra, la personne sera dépendante de ce qui lui est imposé, tels le destin et le karma.

Les chakras inférieurs appartiennent à l’espace empirique du corps, du mental et des organes des sens. Les personnes qui estiment que leur destin est inévitable n’ont pas transcendé les deux premiers chakras.
Le troisième, Manipura, situé à la frontière entre les plans vitaux et émotionnels, reste cependant rattaché au monde empirique et terrestre. L’individu dont la conscience fonctionne à ce niveau là, construit son propre destin par la seule force de sa volonté.

Le chakra du plexus cardiaque Anahata, quant à lui, est largement séparé de ces plans empiriques. Pour quelqu’un dont la conscience est établie dans ce plan là, la perception de son destin est bien réelle. Les yogis affirment qui lui est néanmoins possible de se libérer de sa loi.

L’analogie suivante permettra peut-être d’éclairer cela. Il s’agit de propulser la conscience du ventre vers le cœur, de la même façon que vous propulseriez un objet dans le ciel pour qu’il échappe à l’attraction du champ gravitationnel. S’il s’en libère, il ne sera plus soumis aux influences des forces magnétiques attractives de la terre.

La conscience propulsée dans le cœur atteint la vitesse du libre arbitre et n’est plus soumise aux samskaras, à savoir les impressions latentes, ni aux forces attractives primaires et viscérales que sont les émotions ordinaires.
Qu’est-ce à dire ?


Vous ne deviendrez un yogi que lorsque votre conscience s’établira dans Anahata chakra.
Avant, vous êtes un pratiquant de yoga.



Citations de Swami Satyananda Saraswati

Dans Anahata, vous ne comptez plus sur les éléments extérieurs ou des croyances, des doctrines, mais vous fonctionnez sur la seule puissance de votre propre conscience.

Alors, il est grand temps de lancer !


Hari om tat sat
Jaya yogacharya

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