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"Cela se peut !"

Conférence donnée en cours de méditation par Jaya yogacarya le vendredi 4 sept 2020


« Cela se peut ! »

Nous nous retrouvons ce soir après cette période de vacances et c’est toujours une grande joie de vous revoir. Certains manquent à l’appel et sont partis vers d’autres horizons, parfois sans dire au revoir, parfois en postant un courriel informel, parfois en venant nous le dire par leur présence chaleureuse et pleins de gratitude.
C’est un peu comme dans un village, le moindre départ est visible, sera vécu en silence, et s’estompera comme tout le reste, laissant les émotions et le cœur sur la poudre des fleurs...
Mais il y a aussi ceux qui arrivent, avec la fraicheur et l’enthousiasme créatif que nécessite en permanence le chemin spirituel. Ils sont les bienvenus.
Nous serons toujours là pour ceux qui partent et d’autant plus pour ceux qui restent.
Merci à vous ce soir, ici présents, de votre fidèle amitié.

Notre contexte de vie a changé par cette pandémie. Notre quotidien est jalonné de nouvelles contraintes.
Le monde a changé !

Ses paradigmes ne sont plus les mêmes et si nous ne comprenons pas les nouveaux, nous aurons de grandes difficultés dans notre interaction future avec lui. Mais comprendre les nouveaux paradigmes ne signifie pas être en accord avec eux. Il nous faudra de plus en plus, apprendre à savoir se positionner face à des systèmes efficaces et parfois planétaires quand il s’agit d’utiliser pour leur compte, notre participation et notre bonne volonté.

Les relations que nous entretenons avec le monde extérieur nous font nous habituer à une réalité qui change incessamment. Ce qui était nouveau est devenu ordinaire. Nous avons cette capacité à digérer inconsciemment des changements profonds sociétaux par le seul fait qu’ils prennent un certain temps pour apparaître. Même la pandémie, qui nous a saisis abruptement, est devenue un quotidien monotone avec son lot de galères contre lequel un grand nombre de personnes ne peuvent et ou ne veulent se révolter.

Dans l’existence, tout bouge, tout change et avec elle, se transforme bien souvent, l’ancien extraordinaire en présent monotone. La joie d’une nouvelle passion s’est dissoute, l’engouement pour un tel s’est estompé, la force que l’on mettait dans telle conviction s’est atténuée, les évènements de l’époque vécus avec vivacité ont perdu leur fraicheur.
Pour un grand nombre de personnes, l’ennui de l’existence n’est pas bien loin !

Il est aisé d’observer chez certains chercheurs spirituels non établis dans leur pratique, cette versatilité du comportement. Ils cherchent et ne trouvent jamais et dès que l’ennui les assaille dans un cheminement, ils virevoltent, en quête de sensations nouvelles.

L’ homme n’aime pas l’ennui et cherche systématiquement tout nouveau moyen pour vivre l’inhabituel.

Que ce soit un nouveau jouet, et plus encore et plus sophistiqué, un nouveau jeu.

2 auteur image Jacques Gaimard

L’être humain joue depuis sa plus tendre enfance. Le jeu, défouloir, est l’aire d’investigation de sa créativité qui lui permet d’expérimenter de nouvelles situations et sensations.

En grandissant, il continue de façon déguisée et tout devient finalement un jeu.
Le simple sport devient ainsi une pratique à haut niveau de compétition, le jeu des mains dans la peinture devient un challenge de création artistique, le jeu au docteur devient le métier de neurochirurgien, l’effeuillage de la fleur ou du papillon devient l’investigation scientifique, et tous deviennent finalement des métiers complexes.
Tout le monde continue à jouer respectivement, sous le couvert du travail, et avec la même importance donnée à leur travail que celle de l’enfant absorbé par son jeu.
Tout ce beau monde est très sérieux dans sa tâche du moment.

Un adulte désoeuvré cherchera le déclic pour trouver une nouvelle activité, si possible ludique.
Pourquoi ce besoin d’échapper au désœuvrement ?
Nous pourrions avancer que pour un grand nombre de personnes sur terre, il n’y a pas de place au "désœuvrement du nanti", et il semblerait que la nécessité de survie, la préservation de la race, soient les moteurs de leur activité ou de leur travail parfois de très grande pénibilité.
Mais la notion du Jeu ne doit pas être réduite au seul sens de plaisir. Elle est étroitement liée au sens de la nécessité.
Quelle est donc cette nécessité ?
Que ce soit un tel ayant les moyens de passer du temps dans une activité virtuelle ou le paysan de pays les moins avancés qui laboure sa terre péniblement, la nécessité pour chacun d’eux est dans leur vie, d’avoir la main sur leur réalité.

Contrôler le réel, voilà bien le défi millénaire de la race humaine.

Elle ne s’en est pas trop mal sortie en terme d’innovations et de découvertes, même si toutes ne sont pas glorieuses. Malgré le contrôle relatif de ce nouveau monde par des surprenantes approches scientifiques, (neurosciences, activité spatiale, médicale, IA, etc.), la réalité du commun des mortels est encore bien souvent hostile et inaccessible à ce dernier.

Explosions, attentats, guerres, incendies, inondations, pandémies et tant d’autres, sont des évènements qui arrivent sans que l’individu qui les subit, y puisse quelque chose.
Quand cela lui arrive, l’individu éprouve le sentiment de n’avoir aucune prise sur ce monde extérieur dans lequel il est piégé, physiquement, temporellement.
Si nous sommes apparemment tous logés à la même enseigne dans la façon dont nous subissons les aléas de cette réalité apparente, nous ne sommes pas tous identiques dans notre vouloir à contrôler ce monde extérieur.
Toute l’activité humaine repose sur cette volonté d’agir sur le réel, y compris les processus de reproduction, de survie et de l’instinct.

L’homme a une volonté insatiable de soumettre le réel.
En a t-il pour autant, compris les lois qui le régissent ?

3 auteur image Gerd Altmann

Si l’homme semble agir au nom de sa volonté et de son « Je » dans nombreuses de ses actions, « je vais à la plage, je vais prendre l’avion, je vais me mettre au violon ou au bateau, etc. » il détermine une situation avec un déroulement probable où il essayera d’être le meilleur à ce jeu ou y prendra un maximum de plaisir.

Il est cependant très difficile de soumettre complètement la réalité à son bon vouloir, et c’est pour cela que l’homme ordinaire s’insère dans des jeux de vie où tout sera simple et prévisible. La vie de cet homme là est conditionnée par les circonstances et sa position dans la société, ses rôles dans les systèmes qui l’asservissent (systèmes du travail, familial, de la santé, des médias, politiques, économiques, etc.).

La plupart du temps, le réel se moque éperdument de la volonté de cet individu et oppose des réponses négatives à ses désirs ou à ses rêves.

Alors cet homme réalise ce qu’il peut et non ce qu’il voudrait.
Son interaction avec le monde est basée sur la croyance qu’il "peut peu" et le monde le lui confirme. Cela ne l’empêche pas pour autant de s’entêter à essayer d’influencer ce monde extérieur pour le contraindre à ses désirs.
Bien sûr, cet entêtement a permis à certains êtres exceptionnels de réaliser les rêves les plus audacieux, parfois très bénéfiques pour l’humanité, parfois catastrophiques. Mais ce n’est pas le lot du plus grand nombre.

Pour le yogi, le dialogue et l’interaction avec le monde extérieur est à l’image de celui qu’il entretien avec son monde intérieur. La considération de ces deux mondes, basée sur le respect et la compréhension de leur nature subtile et divine respectives, permet à l’homme spirituel de dialoguer avec le réel de façon plus efficace et plus douce.

Ce n’est plus votre volonté qui doit contraindre par impact direct le monde extérieur, mais l’art de se positionner afin que ce monde extérieur vienne de lui-même réaliser vos désirs, nous dit Vadim Zeland.

Dans notre habitude à vouloir tout contrôler, nous pensons que nos actions directes semblent impacter une réalité docile.
Je veux aller là, j’y vais, je plie ici, ça cèdera.
Le monde extérieur semble obéissant.

Mais le monde a des lois intrinsèques, telles le principe de la cause et de l’effet, le principe des forces d’équilibrage par le choix des options les plus efficaces pour conserver l’énergie.
Le monde vous laisse agir dans une certaine mesure apparente mais travaille à ses lois en profondeur et c’est ainsi que vous récoltez parfois ce que vous voulez, mais très souvent vous obtenez ce dont vous ne voulez pas.

4

Bien sûr, cette récolte n’arrive pas forcément en temps réel, et parfois des processus plus lents de matérialisation allant dans votre sens ou vous contrant, sont à l’œuvre. Lorsque le monde ne va pas dans votre sens, c’est que vous n’avez su ni écouter, ni parler au monde, ni au monde extérieur, ni à votre monde intérieur.
Or ils sont de même nature et sont étroitement reliés.
Si vous vous parlez mal, vous vous dépréciez, vous manquez de confiance, le monde extérieur le sait et répond à vos pensées ou émotions les plus intimes.

Vous ne vous aimez pas ce matin !
Soit ! Et bien vous vous ferez peur dans la glace de votre salle de bain.
Le monde créera un reflet acerbe de vos traits.

Vous êtes en forme ce matin, joyeux et amoureux, ne serait-ce que de la vie et de vous-même ! Soit ! Tous les gens dans la rue vous souriront. Vous vous regarderez dans la glace.
et vous vous trouverez beau.

Le monde vous entend, et le monde est là pour vous aimer et faciliter cet amour en retour.
Parlez au monde pour qu’il veuille bien danser avec vous et réaliser vos rêves, mais cessez d’exiger. Dansez !

5 Auteur Delyth Williams

En lui parlant clairement, sincèrement, avec amour, en diminuant surtout l’égo qui veut tout contrôler et impose son importance, vous optimisez les paramètres pour que le monde extérieur soit en accord avec votre monde intérieur. Si vos formulations intérieures sont volontaires et sans ego, vous rendez la matérialisation possible.
Le monde est infini et potentiel de manifestations.
Il peut tout pour vous.
Ayez confiance !
Hari om tat sat
Jaya yogacarya

Bibliographie :
"Diriger a Réalité " de Vadim Zeland aux edts Exergue
Adaptation et commentaire par Jaya yogacarya

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