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Qui sauvera le monde ?

Conférence donnée en cours de méditation du 18 septembre 2021

Merci à vous d’être toujours là pour cette belle pratique de la méditation et de la réflexion métaphysique.
La dernière fois, à cause du couvre-feu, nous étions en visioconférence et en guise de retrouvailles, je vous ai lu un long texte écrit par mes soins où je décrivais dans la première partie, les derniers « faits divers » du Centre Jaya. J’y mentionnais comment les guides spirituelles que nous sommes, avions parfois à faire face à des personnes pour le moins irrespectueuses, ignorantes de l’éthique yoguique et de l’éducation spirituelle en général.
J’y relatais une tendance majeure chez les personnes aspirantes au yoga, jeunes ou moins jeunes, à prétendre rapidement à la maitrise et à la passation d’une science complexe qu’elles n’ont même pas digérée ni suffisamment expérimentée.
Ce qui m’amena ensuite à redéfinir quelle devrait être la place des véritables chercheurs spirituels, et à redéfinir ce que devrait être la maturité d’un contemporain face à l’immaturité actuelle d’un plus grand nombre.

Nous revenons de loin, nous les humains !

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Prophète Jérémie de Michel Ange Chapelle Sixtine

Nous venons des grottes, des cavernes. Nous sommes passés par des sociétés tribales, puis des civilisations chamaniques, spiritualistes, puis des sociétés civilisées et fondatrices (Inde, Égypte, Grèce, Chine). Nous sommes revenus à des époques barbares puis sommes passés par l’obscurantisme médiéval en occident. Avec la Renaissance et l’âge des lumières en Europe ensuite, nous avons vu la remise en question de la notion de dieu. La philosophie et la raison vont ensuite se libérer de la religion, le dialogue devenant ou redevenant ouvert entre le doute et la foi. L’essor de la pensée scientifique et cartésienne imposera la raison tout au long du XVIII°s.

A cette époque, l’approche scientifique va appréhender les objets de la connaissance en les séparant les uns des autres, en séparant d’eux le sujet connaissant, tentant de les extraire ainsi de leur apparente complexité. L’expérimentation du monde et de la nature va totalement changer en abandonnant les ressentis et les perceptions subtiles, intuitives, semi-divines des anciens.
Cette approche devenant totalement opposée à la pensée millénaire védantique et yoguique de l’Orient par exemple, pour laquelle la connaissance du monde se fait par l’union de l’individu avec le tout via les outils de la perception méditative.

Si, en Europe, la Raison de l’époque va être une raison qui construit des théories pour en donner ensuite les techniques, elle va aussi être une raison qui critique en remettant en question ce qui sortait de son champ, à savoir les mythes et les religions du passé.
Si cette démarche ouvrit la conception d’un univers connaissable et accessible par la science, elle mit de côté tous les aspects subtils de la nature humaine, apte, en tant qu’être sensible, à parler à l’univers dans un dialogue non cartésien.
L’âge des lumières va donc voir la prédominance de la raison et sera un mouvement philosophique, littéraire et culturel proposant de dépasser l’obscurantisme et de promouvoir ses connaissances nouvelles scientifiques. C’est ainsi que des philosophes et des intellectuels encouragèrent à l’époque, la science par l’échange intellectuel, s’opposant à la superstition, à l’intolérance et aux abus des Églises et des États.
Le siècle des Lumières commençant conventionnellement en 1715 à la mort de Louis XIV, la Révolution française en marquant le déclin, 1789-1815.

Dès cette époque, dans nos contrées européennes, la science va revendiquer « l’authentique connaissance », la vérité obtenue par les investigations de la chimie, de la physique, de la biologie et des mathématiques.

Lorsque nous parlons en métaphysique yoguique de « l‘authentique connaissance », nous parlons de celle acquise par la transcendance spirituelle obtenue par la dissolution des Tattva तत्त्व
(éléments dont est constitué l’être humain) vers leur aspect le plus pur, après que ce dernier les ait maitrisés. Ces tattva sont les organes des sens, les organes de l’action, les éléments fondamentaux, les différents plans de conscience du corps et du mental, les plans de l’expérience humaine et leur dimension (physiques, énergétiques, psychologiques, intellectuelles, métaphysiques, spirituelles).
Cette dissolution des tattva chez le sādhaka साधक crée ainsi l’éveil aux plans supérieurs de la conscience et du corps.
L’objectif ici est de permettre à la nature subjective de l’homme, relativisée par la temporalité de sa carnation, de rejoindre sa nature objective et absolue, à l’image de l’absolu infini et intemporel dont elle est issue.
Nous ne nous sommes pas créés nous-mêmes.
L’univers via la nature phénoménale, a bien voulu se manifester en nous dans cet espace-temps relatif et nous en permettre la perception et l’expérience.

Nous voyons bien que si l’intention de l’homme d’accéder à la connaissance d’un univers dont il est une création, reste fondamentalement la même dans toutes les cultures et les époques, les moyens utilisés peuvent être multiples et différents. D’où l’importance d’inclure la pensée différente et non de l’exclure par manque de pensée visionnaire et élargie, en respectant l’autre sans lui imposer sa propre vision ni les mœurs qui en découlent. La cohabitation pose alors un problème à l’humain et nous tolérons mieux ce qui est loin de nous.
Ainsi, de la même façon que nous entrons en guerre pour préserver un territoire et sa culture, de la même façon, nous entrons en guerre ou en conflit pour une idéologie.
C’est ainsi qu’il existe un fossé, un cloisonnement entre la démarche cartésienne scientifique traditionnelle et la démarche intuitive spiritualiste.

Je vous l’ai déjà dit, il me semble que de nos jours, la fusion harmonieuse des deux permettrait de faire émerger un sens universel redonnant du sens à notre société humaine.

Ce qui se passe aujourd’hui en vulgarisation scientifique et quantique plus particulièrement, c’est l’émergence, via l’édition, de scientifiques jouant de façon implicite le rôle de guides spirituels. Ils le font en insérant dans leur discours épistémologique, des concepts ou des questions de nature métaphysique ou spiritualiste. N’ignorons pas la suprématie scientifique de leur argumentation. Avant d’aller plus loin, ne-devraient-ils pas au préalable, s’aguerrir du savoir millénaire complexe ésotérique et spirituel, tout comme un guide spirituel d’aujourd’hui se devrait d’inclure les réflexions et les enjeux de la pensée scientifique actuelle ?
On ne s’improvise pas malgré tout ni scientifique ni philosophe.
Une éducation double sera peut être nécessaire au prochain prophète, ou aux futurs élèves d’une société plus évoluée.

Voyons là le rôle éminemment incontournable de l’enseignant d’aujourd’hui qui devrait proposer un manifeste urgent afin d’intégrer dans le programme scolaire l’éthique spirituelle et comportementale.
Or pour cela, il lui faudrait lui-même être un chercheur spirituel maitrisant ce sujet. Ceux qui le sont aujourd’hui ont une réelle action à mener.

Pour revenir au siècle des lumières, l’émergence de la raison scientifique va développer l’idée d’un univers entièrement intelligible et connaissable. Pour nourrir cette direction, la pensée humaine rationnelle occidentale va reléguer le patrimoine ésotérique et spirituel millénaire aux pratiques archaïques, aux cultures exotiques et lointaines, aux aspects hermétiques ou mystiques de la religion ou aux élucubrations artistiques qui donneront probablement ensuite, le terreau sentimental du romantisme et leur attrait pour l’antique.
La nature humaine sensible reprend parfois le dessus.

Envisager à cette époque un univers fini et connaissable par la seule démarche scientifique était présomptueux devant l’univers infini, voire les univers multiples dont parle la science quantique contemporaine et qui place aujourd’hui, l’humain dans la position d’une observation relative.

La raison guidera alors à partir de cette époque l’humanité vers le progrès, du moins vers la conception qu’elle en a à ce moment-là et ce progrès deviendra un objectif inévitable à atteindre.
C’est ainsi que l’on percevra enfin un futur potentiellement radieux avec un homme devenu centre de l’univers et qu’il doit maitriser, dieu ayant été déplacé du centre.

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Nicolas Poussin, Paysage avec saint Mathieu et l’ange

Voila le résultat, trois siècles plus tard !
L’homme n’est pas devenu l’homme lumineux que le siècle des lumières promettait.
En se plaçant au centre de l’univers, l’homme n’a fait qu’asservir la nature comme une matière première à exploiter et non comme une énergie suprême avec laquelle il aurait pu être en harmonie.

A ce jour, notre planète souffre, elle nous montre des signes apocalyptiques de dérèglement climatique et notre société humaine soi-disant civilisée, observe en son sein, des retours à l’archaïsme moyenâgeux.

Le deuxième aspect, tout aussi apparemment positif de l’époque fut la revendication des droits de l’homme pour la dignité de chacun et de tous.
Bien que cela fut la promesse d’une nouvelle aube pour l’humanité, cette promesse, bien qu’ayant permis à un plus grand nombre d’accéder au respect de droits fondamentaux, n’a jamais permis d’éradiquer les maux humains que sont le racisme, l’intolérance, l’exploitation d’autrui, le rejet de la différence.
Pendant qu’on se battait pour les droits de l’homme en Europe, des navires négriers faisaient rage ailleurs.
Est-ce mieux aujourd’hui ? C’est différent et pas forcément mieux. L’esclavagisme existe toujours chez certains opprimés, tels que des femmes et des enfants dans certaines régions. Mais, il y a un nouvel esclavagisme et qui touche un plus grand nombre d’entre-nous.
Nos négriers sont nos GAFA.

Inclure au lieu d’exclure est un credo de la pratique spirituelle, mais nous n’avons pas évolué car les exactions encore de nos jours au non d’une doctrine ou d’une religion sont affaires courantes.
Nous sommes donc bien placés aujourd’hui pour apprécier combien cette promesse d’une humanité radieuse et juste a été incapable de s’imposer.

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Nous sommes loin d’en avoir pris la direction !

Quant à la stratégie spatiale qui envisage d’aller nous faire vivre dans des écosystèmes sous bulle sur Mars ou dans le vide intersidéral pour régler les problèmes énergétiques ou climatiques sur terre, si nous ne réglons pas nos travers mentaux humains avant, cela sera inutile, car nous emmènerons sous nos bulles, certes des reconstitutions de nos vieux villages mais nous apporterons aussi avec nous notre nature belligérante et indécrottable.
La conquête spatiale s’est construite à ses débuts sur des rapports de force technologiques, géostratégiques, politiques et financiers entre états et cela continue plus encore aujourd’hui entre des milliardaires soi-disant visionnaires.
Nous les regardons sans pouvoir agir, sans pouvoir dire notre avis sur cette course et de plus nous les applaudissons !
Sommes-nous bien raisonnables de les laisser faire ?

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Notre soi-disant émancipation actuelle, la technique aujourd’hui nous a permis d’asservir les énergies physiques certes, mais nous allons être dans moins de dix ans devant une pénurie annoncée des énergies fossiles et sommes déjà aujourd’hui devant la nécessité de trouver rapidement des nouvelles énergies ressources, et pour tous !

C’est le « pour tous » qui pose déjà un problème, mais qui plus est, des égos richissimes utilisent des énergies considérables à leur rêves de conquête.
Je suis pour la science et la technologie et en suis la première admirative, mais le bon sens, voire la sagesse, ne reviendraient-ils pas à ce que nous réglions nos problèmes urgents ici-bas avant d’aller voir ailleurs si nous y sommes et si nous y devenons meilleurs, et ce, en abandonnant des millions de personnes à leur sort ?
Non, ces ambitieux-là ils ne pourront être les prophètes qui sauveront notre monde !

La technique a asservi aussi les énergies humaines par la logique d’un fonctionnement social mécanisé fondé sur l’hyper-rationalisation, nous dit E.Morin.
Nous sommes enfermés dans un espace-temps vital par l’hyper-chronométration de nos activités, d’où une tendance à fuir dans les loisirs, les vacances, le virtuel, les jeux, l’exotisme et la spiritualité à quatre sous.
De plus, les sociétés dites civilisées en devenant conformistes, perdent leur vigilance et leur force à se défendre et dans l’histoire de l’humanité, nous avons pu souvent observer cette récurrence. Ces sociétés-là, dites évoluées, ont souvent été annexées, infiltrées, par des minorités virulentes encore guerrières et en soif de nouveau territoire.
Si nous pouvons observer cela d‘un point de vue géo-politique, nous voyons ce comportement humain dans bien des domaines.
Le propre de l’homme est de convoiter les richesses du voisin et si possible sans efforts.

C’est ce que nous voyons d’une certaine façon dans les comportements des aspirants aujourd’hui en yoga ou en spiritualité. La médiocrité et l’ignorance revendiquent des places plus évoluées sans en avoir les capacités.
Les paradigmes spirituels des nouveaux arrivants, reposant sur une société consumériste du savoir dans le marché du bien être ne reposent sur aucune connaissance approfondie. Cela ne les empêche pourtant pas de remettre en question les fondamentaux millénaires sacrés et de prétendre à les maitriser en peu de temps.
Ces paradigmes sont dénués de toute proposition nouvelle pertinente apte à révolutionner la science spirituelle (vulgarisations des différentes formes de yoga à la mode, je ne m’abaisserai même pas à les nommer).

Pourquoi cela ? Parce que le vrai fondement de la pratique spirituelle et plus encore yoguique sont à eux seuls déjà très complexes et réservés aux plus aptes.

Ce que nous observons finalement, c’est l’aspect cyclique du monde, une fois de plus, et dont nous parle les textes sacrés millénaires.

Rien de bien nouveau sur cette terre si ce n’est notre capacité de mondialisation et avec elle notre puissance de destruction de masse.

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Priestess of Delphi, John Collier, 1891

Loin de moi de vouloir jouer à l’oracle Essénienne, à la Pythie Grecque ou à la Chamane Védique annonçant la fin de notre civilisation.
Lorsque nous écoutons les programmes de nos politiques dans la course actuelle à la présidentielle, nous entendons de leur bouche la nécessité urgente de trouver de nouveaux paradigmes sociétaux, d’amorcer un changement de civilisation tant nos maux humains sont devenus des plaies. Nous voyons apparaître aujourd’hui cette nouvelle pathologie chez les personnes de 18 à 30 ans et que l’on appelle la Solastalgie, à savoir la dépression ou angoisse chronique par perte du sens de la vie. Sans commentaire !

Je nous vois mal amorcer un changement sans une nouvelle éthique qui intégrera la dimension spirituelle.
Il faudra bien apprendre les leçons du passé
quant à notre aveuglement, nos prétentions et notre obstination. Il nous faudra surtout tenir compte de cet aspect de mondialisation. Nous ne pouvons plus nous permettre d’avoir une pensée villageoise voire hyper-individualiste.
Oui, il nous faut regarder le ciel, mais certainement pas pour y projeter notre arrogance. La nature cosmique est le pouvoir premier par sa puissance et son aspect infini et insondable. Oui il nous faut essayer de le sonder et ce n’est pas avec la crainte du ciel des anciens que cela se fera.
Cependant, jouer avec le feu de la nature peut brûler les enfants que nous sommes encore.

Nous n’avons pas eu, depuis la nuit des temps, de nouveau messie, ni prophète, ni nouvel être suffisamment réalisé capable de provoquer un bouleversement de la psyché humaine lui permettant de prendre une direction salutaire et supérieure.

Quel type de prophète nous faudrait-il aujourd’hui ?
Quel souffle intelligent et bienveillant de sa part pourrait soigner les maux de l’homme contemporain et lui redonner l’espoir d’un monde meilleur ?
Que lui faudrait-il apporter à notre civilisation actuelle pour la sauver ?
Il lui faudra surtout avoir des ailes...

Hari Om tat sat
Jaya Yogācāra

Bibliographie :
- « Vers l’abîme » d’E.Morin aux edts Champs essai
- Adaptation et commentaire de Jaya Yogācāra

Messages

  • Merci à vous Jaya pour sans relâche nous élever.

    Vos conférences prennent une nouvelle dimension, encore une fois. Et il semble que l’échelle vers le subtil soit bel et bien infinie.

    Oui, les milliardaires avec leurs fusées et leur puérile compétition de « qui est le plus fort », ne nous mèneront pas très haut… Pendant ce temps, ce sont près d’1 milliard d’êtres humains qui n’ont pas assez à manger.

    Plus de 700 millions vivent avec moins de 1,9 dollars par jour, le seuil de pauvreté extrême.

    4 milliards n’ont aucune protection sociale..

    Ce sont les chiffres récents de l’ONU… La réalité du monde est là, devant nous, tout autour de nous. En ce moment même.

    Selon l’ONG Oxfam, en 2019, les 26 personnes les plus riches de la planète détenaient autant de richesse que la moitié la plus pauvre, soit près de 4 milliards d’êtres humains… Pensez donc, dans une balance, l’équilibre de 26 face à 4 000 000 000…

    Oui, à Calcutta et ailleurs, comme il y a 60 ans, des familles entières continuent à dormir sur les trottoirs… Le Covid n’a rien arrangé, bien sûr.. La situation des plus faibles a empiré. Les « supers nantis », par contre…

    Remarquez, nul besoin d’aller loin, il suffit d’ouvrir notre porte. Selon l’Insee, 40% des réunionnais vivaient sous le seuil de pauvreté en 2018… Près d’un enfant sur deux vit dans une famille pauvre…

    Et de quoi parlons-nous dans les médias ? Du PSG, du Grand Raid, de la promo chez But ou chez Leclerc, le coca est moins cher…

    N’oublions pas aussi que les 1% les plus riches du monde, entre 1995 et 2005, ont émis 2 fois plus de CO2 que la moitié la plus pauvre. Et bien sûr, nous savons qui sont ceux qui trinqueront. D’ailleurs, à quelques heures de vol, dans le sud de la grande île, ils trinquent déjà. Les gens meurent de faim, en 2021.

    Comme vous le dîtes, quel est le but de l’Homme moderne ? Devenir riche. Le reste est secondaire. Le reste suivra…

    La folie de notre monde se voit aussi dans le revenu généré par les GAFAM. Le pétrole du XXIe siècle est la data… Sur le 1er trimestre de cette année, selon CNBC, ces 5 entreprises ont généré un chiffre d’affaires en légère baisse par rapport au trimestre précédent, …

    Plus de 2 millions d’Euros chaque… minute…

    Pas mal, une journée à plus de 3,5 milliards d’Euros…

    Et pendant ce temps, …

    Et pendant ce temps, plus d’1 milliard d’Euros partent se cacher chaque jour aux iles Caimans et autres « paradis » de la cupidité des « grands » de ce monde… L’évasion fiscale a de beaux jours devant elle… Et les pays qui en souffrent le plus, sont les plus pauvres.

    Et pendant ce temps, Amazon était imposé globalement en 2019 à 0,85% de son revenu… Modèle aussi donc en… « optimisation fiscale », quel joli terme…

    Oui, l’éducation double sera nécessaire. Nous savons bien que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme »… L’intelligence humaine peut être la source du pire en nous. L’histoire l’a montré, en Allemagne par exemple il y a moins de 8 décennies. 6 millions d’innocents assassinés. En Argentine, il y a moins de 5 décennies. Où les bourreaux vivaient sous le même toit que leurs compatriotes suppliciés... Et ce avec la bénédiction d’une grande partie de l’Eglise… Car ne rien dire, oui, c’est cautionner.

    « L’homme est un loup pour l’homme, quel affront pour le loup » est un bel aphorisme…

    Je me souviens, enfant, de cette gardienne d’école aux cheveux noirs et au visage sans sourire… Ses joues était marquées de cicatrices rondes… Jamais méchante, et toujours fermée… Il y a des visages qui parlent d’eux-même… Une douleur, une souffrance, une épreuve… Cette mémoire de cette femme à l’accent espagnol ne m’a jamais quitté. Il s’est révélé et imprimé, lorsque j’ai appris que, sud-américaine, victime de la dictature, elle avait été brûlée à la cigarette…

    Oui, plus jamais. Oui, n’oublions jamais ce dont nous sommes capables. Nous, entre guillemets, êtres intelligents, raffinés, évolués, sophistiqués…

    Vous soulignez que l’homme se place toujours au centre de l’univers… Cet égo à déraciner à la hache… Lorsque l’on songe que la galaxie la plus lointaine récemment détectée se situe à 13,4 milliards d’années lumières de la Terre… La fourmi se prend pour un éléphant… Toujours… Et encore plus.

    Et oui, agissons, et gardons espoir.
    
Merci Jaya.

    Mon meilleur regard

    Adrien

    • Cher Adrien,
      j’apprécie votre réactivité à mes conférences qui me rassure quant à leur impact.
      Merci encore de vos apports informationnels.
      Puissent les nombreux élèves ou les lecteurs manifester davantage leur intérêt ou leur prise de conscience.
      Jaya

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